Frêle enfant solitaire et un peu trop rêveur,
Je n'avais pas la chance d'avoir les faveurs
des autres gosses qui devant ma différence
ne témoignaient pas d'une grande clémence.
Je me dérobais si souvent face aux combats
que ma réputation fut tirée vers le bas,
et ce fut vite, pour moi, la relégation
au rang des poltrons, bien triste distinction!
Puis un jour, dans ma vie, tu entras mon ami,
immédiatement tu chassas mes ennemis,
tu me protégeas de tout, de leurs moqueries,
de leurs farces, de leurs méchantes duperies.
Tu fus craint, et je m'abritais de ton ombre,
plus libre, peu à peu, je devins moins sombre.
Tu as été à chaque instant mon protecteur
Pour beaucoup de choses mon initiateur.
Plus qu'un cousin, tu fus le compagnon, l'ami
Par toi, tout fut facile, tout me fut permis.
Maudit soit le jour où tu lâchas ma main
pour me laisser seul à jamais sur le chemin!
O Franz, à la vie tu as préféré la mort,
tu m'as laissé, abandonné sans un remord,
depuis, pas un seul jour de mon existence
ne m'a offert d'autre choix que la souffrance...
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