Mardi 27 octobre 2009

Pour la petite fabrique d'écriture



                                                                        Photo Flickr




Je crois que c’est en Bavière, lors du séjour de j’y fis dans les années 70 que je suis vraiment tombé amoureux de la montagne.
 Bien sur, j’avais souvent fréquenté les pistes des alpes l’hiver, mais je n’avais pas été conquis par la majesté des lieux, je m’étais contenté de chasser flocons et étoiles délivrés par l’école de ski local et plus tard à faire la compétition avec mes amis.
J’étais toujours heureux de reprendre le train qui me ramenait vers la capitale comme on est heureux de retrouver son confort après un pique nique amusant mais fatiguant.
 Le trouble qui m’amenait en Bavière me fit voir autrement la montagne, c’était l’été, je m’adonnais à de longues marches pour que ma fatigue physique endorme ma souffrance morale, et ce qui au début, de cette convalescence était une contrainte devint très vite un réel plaisir.
Je retournais l’année suivante passer plusieurs semaines dans la petite station allemande où je repris vite mes habitude de marcheur solitaire, tout en regardant ave un intérêt grandissant des alpinistes qui revenaient de course.
Mais ce fut à Chamonix que de contemplatif je devins acteur de ma nouvelle attirance.
Après deux ou trois cours à l’école d’escalade des gaillands où on m’enseigna le maniement des cordes, les principes de l’assurance enfin en un mot les rudiments de cette activité un peu spéciale, je me rendis régulièrement, comme des dizaines d’autres, à l’affichage du bulletin météo de 18heure devant le bureau des guides..
J’écoutais avec fascination les conversations de tous ces passionnés, il suffisait de la promesse d’un beau lendemain pour que leur visage s’éclaire.
Une phrase magique alors retentissait comme si elle avait été dite par une seule bouche
« C’est pour demain ! »
Parfois les groupes se formaient, comme ça, presque par hasard on cherche quelqu’un pour la petite verte, ou pour l’aiguille de Blaitière ou encore le Grépon.
Il n’était pas question d’argent, ou de quoi que ce soit d’autre que de passion, et je crois que c’est précisément cela qui m’a captivé.
J’ai fini par entrer dans le bureau des guides, ils m’ont écouté conseillé et attitré un guide pour le lendemain matin.
 Il ne s’agissait pas, bien évidemment, une voie mythique, loin de là, mais je ne cherchais qu’à approcher de plus près ce monde à la beauté si puissante, à me découvrir aussi, à m’apprivoiser, à faire un voyage au bout de moi-même.
Je pourrais vous dire que j’étais dans un état de grâce absolu et ce ne serait pas vraiment faux, mais pour être honnête, je passais une nuit agitée et au réveil un petit dérangement intestinal souligna que le bel alpiniste qui s’apprêtait à conquérir le monde était mort de trouille.
Je sais ce n’est pas très glorieux, j’étais tout de même à l’heure dite à la gare du téléphérique, et l’aventure put commencer.
Une fois sur le terrain l’angoisse, les questions, les doutes, tout disparut le sommet eut le goût sucré d’un moment exceptionnel .
je voulus prendre des photos mais Michel, mon accompagnateur, me découragea en affirmant fort justement, je le sais à présent, que les plus belles photos sont prises par la mémoire.
A mon retour dans la vallée, en début d’après midi, j’étais fourbu mais heureux.
Je crois que ce jour là, pour un petit moment, je me suis bien aimé…

                                                                        Photo Flickr

 

Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 26 octobre 2009

Hier midi, nous parlions poésie avec un ami, il me disaits qu’il n’aimait pas ce style, qu’il trouvait trop délicat, trop éthéré, en un mot pas assez viril, j’ai essayé de le convaincre du contraire en lui opposant des textes qui n’ont rien d’aimables puis il me vint l’idée de l’arme absolue, celle capable de le terrassé sans ajouter un seul mot.

Il me suffisait de me lever de glisser un CD dans le lecteur.






Je n’aime pas mélanger la poésie à la chanson mais il existe des cas qui font exceptions.

Par Matheo - Publié dans : Musique
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Dimanche 25 octobre 2009



Je ne suis pas un très grand amateur de cinéma, c’est sans doute ce qui explique  que je ne connaissais pas beaucoup Lorànt Deutsch, mis à part son excellente prestation dans l’interprétation de Jean-Paul Sartre à la télévision et puis un peu par hasard j’ai acheté son livre Métronome, un fabuleux voyage dans Paris à travers les siècles et au gré des noms des stations de métro.

C’est un ouvrage très bien écrit, avec souvent une pointe d’humour qui agrémente la lecture que l’on ne peut se résoudre à abandonner avant la dernière page.

Un  bouquin  à dévorer sans retenue…

Par Matheo - Publié dans : Mathéo - Communauté : A Paris
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Samedi 24 octobre 2009








Mman est rentrée et tout va très bien , ce qui est la bonne nouvelle, la mauvaise nouvelle c’est que Math, le temps de la convalescence, a été promu au rang de fée du logis.

Pour être honnête, je dois dire qu’il fait de son mieux mais le bougre n’est pas doué et ça agace sérieusement Mman qui passe son temps à lui dire que tel objet n’est pas à sa place, que l’aspirateur n’est pas convenablement passé ou encore qu’elle s’inquiète sur le sort du chiffon à meuble, étant donné son apparente absence sur le champ habituelle de ses opérations.

Notre fée du logis pour sa part veut revoir certaines règles de la niche.

Je vous donne quelques exemples de ses requêtes.

Les draps peuvent très bien n’être changés qu’une fois par quinzaine.

La pizza, étant un plat complet, pourrait bien être proposée à tous les repas en optant simplement pour des préparations différentes.

La dite pizza est encore meilleure réchauffée au micro onde et consommée dans son carton.

L’entretien des sols de façon régulières et répétées est peut être une mise en danger de la planète.

Repasser le linge de maison est sans aucun doute une dépense d’énergie inutile.

Il va sans dire qu’il se heurte au veto indigné de madame.

Pour ma part je ne me plains pas trop, mon repas est potable mais le service est minimum.

Pas de :

« Régale-toi bien mon Lulu. »

Un simple :

« Tache de manger proprement pour une fois ! »

Sympa non ?

Math en fée du logis c’est une cata, il  nous fait vivre une vie de chien.

Luciano

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Samedi 24 octobre 2009

Je remercie de tout cœur toutes les personnes qui m’ont manifesté leur soutien.

Dans les moments un peu tendus comme ceux que je viens de traverser,  les messages de sympathie tiennent chaud.

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Mardi 20 octobre 2009

Mes très chers amis,

Je vais être un peu moins présent durant quelques jours sur la blogosphère car ma femme vient de subir une intervention et comme vous vous en doutez je reste auprès d’elle autant que mon travail le permet.

Je vous demande de ne pas me tenir rigueur si mes passages chez vous sont moins réguliers.

Math

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Lundi 19 octobre 2009

La mort

 

 
                                       Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
                                       Pourquoi je ris, pourquoi je pleure



Voila une question que je n’ai jamais cessé de me poser, qui me poursuis quoi que je fasse…
Je pense que notre passage sur terre n’est que l’antichambre de la vie éternelle qui s’offrira à nous au bout de ce voyage périlleux que nous faisons depuis notre naissance, et je me dis que tout a un sens, que nous devons faire de notre mieux quoi qu’il arrive pour être digne de ce que le ciel est prêt à nous offrir.
Il arrive pourtant que le doute m’assaille, m’enveloppe de son voile nauséabond, il prend l’ascendant sur ma foi, je me débats, puis renonce terrassé par l’accablement, et en ces moments d’immenses souffrances, je me dis que si c’est le néant qui guette, tel un misérable mercenaire, s’apprêtant à absorber de son terrible rien notre pauvre existence, il ne sert à rien de s’accrocher, parce que vu ainsi, la vie n’apparait plus que comme une terrible erreur, que comme une monstrueuse duperie…
C’est étonnant parce que de prime abord, on pourrait penser que si la vie n’a pas d’autre avenir que le néant, l’homme voudrait reculer au plus loin les limites de la mort, mais en réalité c’est tout le contraire parce qu’on ne fuit pas le néant…
Par Matheo - Publié dans : Textes
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Dimanche 18 octobre 2009

Encore un acte odieux dont un pauvre petit chien fait les frais.

Quand les pouvoirs publics prendront ils conscience qu’il faut vraiment agir  contre les gens qui ont perdu toute conscience humaine.

Faire le mal pour le mal sans aucune réflexion, sans aucun état d’âme, je ne peux pas comprendre.

Je penche souvent pour le pardon, mais je crois qu’à force de laisser faire, on arrive dans une dangereuse pente qui tend vers l’inhumanité.

Si on peut maltraiter un animal qui vient vers soi en toute confiance c’est que l’on peut faire de la même façon du mal à un enfant.

Je vous engage à faire un tour chez Pistol.

Par Matheo - Publié dans : Réaction
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Dimanche 18 octobre 2009

 

                                                                                                   Drics67



L’automne prépare la terre au sommeil de l’hiver….



Le photo n’est pas de moi mais de la personne dont j’ai mis le lien.

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Samedi 17 octobre 2009

 


Petit matin d’octobre à jamais endeuillé,

c’est  dans ton silence, dans ce monde endormi,

que je verse des larmes comme ses amis

en ont versé, autour de lui, agenouillés.

 

Les pianos pleurent doucement leur enchanteur,

 jouent  pour le ciel une funèbre mélodie,

des accords lugubres peignent sa tragédie.

La note bleue monte vers son compositeur.

 

Je suis bien indigne, même pour le pleurer,

mais cette nuit, je ne peux pas m’en empêcher.

J’aime tant son œuvre que c’est presque pécher.

Ma vie ne suffira jamais pour l’honorer.

 

Un petit bouquet de violettes, deux roses

Se sont ajoutées au grand jardin de Paris

Sur le mausolée sacré, déjà tant fleuri,

lieu, où l’âme de la musique repose…

 



Par Matheo - Publié dans : Musique - Communauté : A Paris
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