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Commentaires

A la question qu’un vieux professeur de musique m’avait posée :
« Pour toi Mathéo, que représente un piano ? »
Je répondis sans hésiter :
« Mais c’est une boite à rêver Monsieur ! »
Ce qui est surprenant c’est qu"aujourd'hui, trente ans plus tard rien n’a changé…

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Nos jeunes gens sont merveilleux et maintenant que le vieil idiot que je suis s’est fait à l’idée je regarde le ventre d’Elena s’arrondir avec la joie d’un grand-père.

Nous avons remarqué avec amusement les traces de la saint valentin, elle porte une magnifique bague gage de l’amour de notre Enzo qui de son côté a reçu le dernier cri du téléphone portable.

Nous nous extasions devant tout cela en nous rappelant les premiers cadeaux échangés lorsque nous avions leur age.

Au cours du repas Elena dit qu’elle veut nous annoncer quelque chose, si c’est un garçon, continue-t-elle,  nous l’appellerons Frédéric Mathéo Enzo et si c’est une fille ce sera Frédérique, Orsela.

J’ai voulu leur témoigner  ma joie mais ma voix m’a trahi et c’est Romana qui leur a exprimé notre gratitude.

Enzo souriait et en me regardant,  il ajouta bien entendu vous serez si vous l’acceptez, parrain et marraine.

Cette fois c’est Romana qui a craqué.

Quel déjeuner agité !

La vie est facétieuse, un nouveau petit pianiste placé sous la protection du maître du piano.

Quel bonheur nous font ces deux jeunes gens !

Ils sont partis tous deux enlacés voir une séance de cinéma, Romana est déjà affairée à la cuisine pour le souper et moi je me dis que le monde tourne et qu’après tout ça n’est pas si mal…
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Texte de Victor Hugo.

 

 

 

Partout la mort. Eh bien, pas une plainte.
Ô blé que le destin fauche avant qu'il soit mûr !
Ô peuple !
On les amène au pied de l'affreux mur.
C'est bien. Ils ont été battus du vent contraire.
L'homme dit au soldat qui l'ajuste : Adieu, frère.
La femme dit : - Mon homme est tué. C'est assez.
Je ne sais s'il eut tort ou raison, mais je sais
Que nous avons traîné le malheur côte à côte ;
Il fut mon compagnon de chaîne ; si l'on m'ôte
Cet homme, je n'ai plus besoin de vivre. Ainsi
Puisqu'il est mort, il faut que je meure. Merci. -
Et dans les carrefours les cadavres s'entassent.
Dans un noir peloton vingt jeunes filles passent ;
Elles chantent ; leur grâce et leur calme innocent
Inquiètent la foule effarée ; un passant
Tremble. - Où donc allez-vous ? dit-il à la plus belle.
Parlez. - Je crois qu'on va nous fusiller, dit-elle.
Un bruit lugubre emplit la caserne Lobau ;
C'est le tonnerre ouvrant et fermant le tombeau.
Là des tas d'hommes sont mitraillés ; nul ne pleure ;
Il semble que leur mort à peine les effleure,
Qu'ils ont hâte de fuir un monde âpre, incomplet,
Triste, et que cette mise en liberté leur plaît.
Nul ne bronche. On adosse à la même muraille
Le petit-fils avec l'aïeul, et l'aïeul raille,
Et l'enfant blond et frais s'écrie en riant : Feu !

 

 
 
 
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