Petit matin d’octobre à jamais endeuillé,
c’est dans ton silence, dans ce monde endormi,
que je verse des larmes comme ses amis
en ont versé, autour de lui, agenouillés.
Les pianos pleurent doucement leur enchanteur,
jouent pour le ciel une funèbre mélodie,
des accords lugubres peignent sa tragédie.
La note bleue monte vers son compositeur.
Je suis bien indigne, même pour le pleurer,
mais cette nuit, je ne peux pas m’en empêcher.
J’aime tant son œuvre que c’est presque pécher.
Ma vie ne suffira jamais pour l’honorer.
Un petit bouquet de violettes, deux roses
Se sont ajoutées au grand jardin de Paris
Sur le mausolée sacré, déjà tant fleuri,
lieu, où l’âme de la musique repose…
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