Il y a le grand amour, le seul, l'unique, celui d'une vie.
Il ne suscite aucune question mais s'impose comme une évidence.
Avant de rencontrer celui-ci beaucoup d'entre nous connaissent ce que l'on appelle le premier émoi, il tombe sur nous comme une pluie de printemps qui
surprend et laisse transi.
Il formate le cœur, le configure pour lui permettre d'aimer, d'aimer autrement.
La personne pour qui ce chamboulement se produit devient le catalyseur d'une alchimie extraordinaire.
Un regard, un geste, un sourire d'elle nous plongent dans une béatitude jusque là inconnue.
Son absence provoque un état de mélancolie mais son arrivée laisse place à un incommensurable trouble.
C'est une douleur exquise qui nous envahit et à laquelle on s'abandonne avec ravissement.
L'interrogation devient alors une torture.
Mon sentiment est il partagé?
On pense son secret protégé mais il est pourtant évident pour l'entourage proche.
On chuchote
Il est amoureux....
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C'est sans doute dans ce domaine que je suis le plus brillant, je ne sais pas me satisfaire de ce qui comblerait n'importe qui, c'est une prédisposition très affirmée chez
moi.
Si quelqu'un me tend la main, je me sauve en courant , comme si le diable en personne était à mes trousses.
Rien ne réussit vraiment à me rendre heureux, si je suis quelque part je rêve d'être ailleurs et ainsi de suite, je ne connais pas de relâche dans ma quête d'autre chose.
Que puis-je faire pour changer?
D'ailleurs ai-je envie de changer?
Peut-être pas, je ne connais que cette course vers un Eldorado hypothétique, que deviendrais-je sans elle?
Je dois la poursuivre jusqu'au jour où à bout de souffle, je consentirai à me coucher pour accéder enfin au repos...
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Mon esprit, ma volonté sont comme emprisonnés par une brume épaisse, c’est comme un état parallèle dans lequel ne pénètre plus ni envie, ni projet…
Je suis conscient que je devrais lutter contre cet envahisseur pervers, mais je ne suis pas certain de vouloir vraiment m’en libérer, c’est un peu une protection, un
engourdissement bienfaisant.
Et s’il suffisait d’abandonner, de se laisser noyer pour ne plus connaître l’angoisse de ma perpétuelle quête ?
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Je suis étonné de voir le changement qu’a entraîné la naissance de Frédéric chez Enzo.
J’ai l’impression qu’aujourd’hui il est plus mure que moi.
En regardant cette métamorphose, je me dis que ma non paternité fait de moi un éternel adolescent à sa propre recherche.
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