Vendredi 16 octobre 2009



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Une feuille blanche est un univers vierge.

On y plante tout son cœur toute son âme,

c’est une cathédrale éclairée d’un cierge,

on la veut pure, on y chasse l’infâme.

 

Une page blanche est un terrain fertile.

Un ventre de femme où germe le miracle.

C’est la promesse d’un voyage subtile,

Elle se fera énigme ou bien oracle.

 

J’aime le silence reposant de la nuit,

car la folie du monde semble s’apaiser.

Le papier s’amuse avec les ombres la nuit,

et dessine un univers métamorphosé.

 

Une feuille blanche promet une évasion.

Elle pousse une autre porte sur l’inconnu.

La pensée n’attend plus que sa propre éclosion,

le cœur supplicié de la vie se met à nu.

 

 

 

Puis je n’ai besoin que d’une feuille blanche

Pour vous sachiez que je vous aime beaucoup…

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Jeudi 15 octobre 2009


La passion de Bach pour cette semaine qui est un peu une semaine sainte pour moi.

Par Matheo - Publié dans : Musique
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Mercredi 14 octobre 2009

 

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C’est décidé !

Aujourd’hui je m’y mets.

Je repousse depuis trop longtemps à présent pour me trouver des excuses.

Ce jour sera celui de la grande lessive.

Le plus important est de bien s’organiser, je dois être aussi méthodique et rigoureux que possible, et tout ira pour le mieux.

Commençons par le gros du travail, je dois réunir toutes les phrases assassines, les remarques acerbes, et les exclamations désobligeantes et les mettre à tremper dans une eau tiède  avec une bonne dose d’indulgence.

Ensuite tacher de regrouper les pensées un peu noires, les suspicions  toujours légèrement grisâtres ainsi que les méfiances et faire bouillir le tout avec une  bonne mesure de tolérance.

Tout ceci fait, il suffira de finir en lavant tout en douceur les mots un peu durs et si vite regrettés.

Après ce bon nettoyage, il y a fort à parier que la journée se terminera avec la satisfaction d’une bonne tache accomplie.

Pour les impromtus litteraires

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Mardi 13 octobre 2009


Cette interprétation foudroie mon âme…

Par Matheo - Publié dans : Musique
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Lundi 12 octobre 2009


photos Flickr





Mon armoire à secret n’est pas une armoire,

 

Mais juste, cachés, au fond de ma mémoire,

quelques évanescences de  très anciens désirs,

des fantômes qui hantent encore mes souvenirs.

 

Cette armoire n’est pas faite de bois précieux,

mais de regrets désuets et  presque silencieux,

de vieilles blessures, de vieilles  souffrances,

du prix que l’on paie pour sortir de l’enfance.



Pour une consigne se papier libre

Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : papierlibre
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Dimanche 11 octobre 2009

Luciano



Bon dimanche à tous.

Patouille !



Par Matheo - Publié dans : Luciano.
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Samedi 10 octobre 2009

Les vignes de Montmatre



Allez allez, Voici l’automne et ses vendanges.

Vendangeons tous à Montmatre.

Par Matheo - Publié dans : Mathéo - Communauté : A Paris
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Vendredi 9 octobre 2009

 




Le sapin arrive presqu’au plafond du salon, le scintillement de toutes ses petites ampoules change l’esprit de cette pièce d’habitude si sérieuse. C’est un peu comme si le cœur d’un enfant s’y était mis à battre….

Nous irons faire les derniers achats rue Montorgueil, tout y est tellement beau, si nous sommes trop chargés nous prendrons le taxi, ma foi, au diable l’avarice en période de Noël.

J’ai choisi avec soin chacun des cadeaux, je veux que tout le monde soit heureux.

Ah, surtout, il ne faut pas que j’oublie de disposer le bon nombre d’écuelles dans la cuisine toutes bien remplies avec les meilleures friandises du marché.

Allez, je me calme, je vais préparer la table, j’ai encore cette belle nappe blanche brodée à la main  qui me vient de bien loin.

Ce soir je veux être beau, je veux que tout soit beau.

Ils seront tous là…

Mes tantes, mes oncles,  ma grand-mère, le vieux curé du patronage, tous mes chiens, tous mes chats, mon cousin Franz et mes parents...

Ils vont être fous de joie de connaitre ma femme, et moi je serai fier comme un vieux paon de la leur présenter.

Il arrive que le temps d’une fête, le paradis laisse s’échapper des anges…

 

C’est une belle consigne que celle donnée par la petite fabrique d’écriture.

Même si elle n’a lieu que dans ma tête

Elle m’a permis d’organiser une fête

Il faut savoir, parfois, perdre un peu la raison

Pour abattre, de la douleur, quelques cloisons…

Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 8 octobre 2009

Quintette pour piano det cordes Troisième mouvement Scherzo molto vivace de johannes Brahms
Par Matheo - Publié dans : Musique
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Mercredi 7 octobre 2009

Le bus 69 m’avait déposé comme toujours devant l’entrée du Père Lachaise.

C’est une visite habituelle que je m’autorise dés que je peux, cela tient un peu du pèlerinage, c’est difficile a expliquer, je me rends sur la tombe d’un homme que je tiens pour être un Dieu, cherchez la logique, moi j’ai abandonné.

La montée est rude et je manque souvent de souffle, mais en prenant mon temps j’y arrive, ah j’étais plus alerte lors de mes première visites, il y a un peu moins de quarante ans.

Ma première halte est pour Monsieur de Musset, en m’épongeant le front j’entends :

T u l’aimes bien Musset, hein ?

Je cherche autour de moi, me retourne, mais personne n’est là, c’est au contraire une matinée très calme, le flot des touristes n’est pas pour tout de suite, le petit-déjeuner retient à table tous les curieux et tous les chasseurs de photos.

Je ne vais tout de même pas jouer au skizo en répondant à une voix sans visage.

-ben quoi tu ne l’aimes pas Musset ?

Un chat se frotte contre le bas de mon pantalon, puis finit par le prendre entre ses dents en le secouant aussi fort qu’il lui est possible de le faire.

(Le chat)-Tu pourrais me répondre au moins….

Tu connais

J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.

Sans réfléchir je continue

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.

(Le chat)-Et bien tu vois bien que tu l’aimes Musset, j’étais certain que tu connaissais ce poème.

-Parce que toi tu le connais, un vieux chat miteux sorti de mes rêves, voila ce que tu es, et je refuse de discuter avec une apparition, je vais te dire mistigri, tu m’importunes !

(Le chat)-ah oui !!! passe ton chemin alors ! Remarque,  je n’ai pas besoin de te suivre, parce que je sais où tu vas, d’ailleurs tu vas toujours au même endroit.

-allez ouste, trouve toi quelqu’un d’autre, je n’ai pas envie d’entendre tes divagations qui sont sans doute les miennes de surcroit !

(Le chat)-hé du calme ! Je te connais, je t’aime bien. Crois-tu que je m’adresse à tout le monde comme ça ?

T’avais quel âge la première fois que je t’ai vu ?

Douze ans peut être, tu étais perdu, tu n’avais pas de plan, et c’est en entendant miauler que tu as vu la sépulture que tu cherchais. Tu te souviens ?

-Oui c’est vrai que j’ai mis du temps à trouver mon chemin.

(Le chat)-Tiens tu vois cet arbre là bas, j’y ai fait mes griffes alors que ce n’était qu’un arbrisseau.

-Ah parce que maintenant je parle avec Mathusalem !

(Le chat)-Tu n’as jamais entendu parler des neuf vies d’un chat ?

-Si

(Le chat)-Et bien elles ne se succèdent pas forcement grand malin !, si je te dis que j’ai vu planter cet arbre c’est que je l’ai vu ! Pourquoi te mentirais-je ?

-Admettons !

(Le chat)-Allez suis moi, je vais te montrer un raccourci.

-Oui mais vas doucement je n’ai pas quatre pattes moi !

(Le chat)-J’ai toujours dit que vous étiez mal foutus !

-C’est malin !

Nous sommes arrivés tous deux dans ce matin ensoleillé à quelque pas du but de ma visite.

(Le chat)-Je te laisse à présent, tu peux dire que celui que tu vas voir est  pleuré autant qu’il le fut le jour se arrivée ici. 

-Tu étais là ?

(Le chat)-Oui

-Te reverrai-je ?

(Le chat)-Peut-être si tu as une autre vie !!!

Il est parti sans se retourner, et en redescendant j’ai posé ma main sur un très vieil arbre qui portait d’anciennes traces de griffes à peine visibles…

Pour une consigne des impromptus litteraires



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Par Matheo - Publié dans : les impromptus litteraires - Communauté : A Paris
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