En prévision de l’arrivée du petit Frédéric je retravaille les scènes d'enfant op15 de Schumann, je crois qu’Enzo est aussi dessus.
J’avais six ans et j’étais pour la première fois en colonie, c’était la première fois que je quittais le cocon familial pour m’apprendre à vivre en communauté avait assuré mon père.
J’étais parti avec la paroisse de mon quartier en haute Savoie découvrir les joies de la montagne mais tout ce que j’avais découvert c’était la souffrance de la séparation d’avec ma maman.
Le soir de Noël, avant la messe de la nativité, je demandais à la sœur Geneviève(ma grande amie) de téléphoner à mes parents et prenant mon courage à deux mains je dis d’entrée à mon père :
« Papa je m’ennuie que comptes-tu faire ? » Il me répondit que j’étais grand, que les vacances tiraient à leur fin et que je devais me montrer raisonnable.
Je trouvais en me couchant ce soir là, mon lit fait en portefeuille ce qui ne fit qu’ajouter à mon désespoir d’enfant car je n’avais aucune idée sur l’art de faire un lit.
Le lendemain je descendais au réfectoire le cœur gros et les jambes torturées par la posture incommode de la nuit lorsqu’en passant devant une magnifique toile représentant la vierge marie je découvris ma maman Armande assise une tasse de café à la main qui m’attendait après que le train l’ai déposé au petit matin non loin du lac d’annecy.
Lorsqu’elle m’ouvrit les bras ce fut mon plus beau Noël !
C'est une histoire vraie excepté les détails imposés par la dixième consigne de papier libre.
Commentaires