Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 05:00

Une petite automobile

qui ne se faisait pas de bile,

menait chaque jour à l’usine,

un gars qui faisait grise mine.

 

Soudain accusée de pollution,

on la menace de destruction.

On brandit la prime à la casse,

 comme alternative efficace.

 

Mais l’ouvrier y est attaché,

il n’a pas envie de la lâcher,

il en a bavé pour l’acheter,

pas question de se précipiter.

 

C’est bien plus facile d’être écolo

quand on n’est pas un simple prolo !

les taxes se font contributions,

faisons place à la circonspection !

 

bravo messieurs pour vos alliances,

j’applaudis votre omnipotence !

on va se serrer la ceinture

et payer encore la facture…

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 05:00



Pour rendre ce dimanche ensoleillé avec un petit coucou à Thierry

Par Matheo - Publié dans : Musique
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 05:00
Luciano

Je passe vous souhaiter un bon samedi parce que Math dort encore. chuttttttttt!!!
Je vais chercher les croissants....
Par Matheo - Publié dans : Luciano.
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 05:00




Voilà bien des années déjà que l’auteur de ce livre, forcé, à regret, de parler de lui, est absent de Paris. Depuis qu’il l’a quitté, Paris s’est transformé. Une ville nouvelle a surgi qui lui est en quelque sorte inconnue. Il n’a pas besoin de dire qu’il aime Paris ; Paris est la ville natale de son esprit. Par suite des démolitions et des reconstructions, le Paris de sa jeunesse, ce Paris qu’il a religieusement emporté dans sa mémoire, est à cette heure un Paris d’autrefois. Qu’on lui permette de parler de ce Paris-là comme s’il existait encore. Il est possible que là où l’auteur va conduire les lecteurs en disant : « Dans telle rue il y a telle maison », il n’y ait plus aujourd’hui ni maison ni rue. Les lecteurs vérifieront, s’ils veulent en prendre la peine. Quant à lui, il ignore le Paris nouveau, et il écrit avec le Paris ancien devant les yeux dans une illusion qui lui est précieuse. C’est une douceur pour lui de rêver qu’il reste derrière lui quelque chose de ce qu’il voyait quand il était dans son pays, et que tout ne s’est pas évanoui. Tant qu’on va et vient dans le pays natal, on s’imagine que ces rues vous sont indifférentes, que ces fenêtres, ces toits et ces portes ne vous sont rien, que ces murs vous sont étrangers, que ces arbres sont les premiers arbres venus, que ces maisons où l’on n’entre pas vous sont inutiles, que ces pavés où l’on marche sont des pierres. Plus tard, quand on n’y est plus, on s’aperçoit que ces rues vous sont chères, que ces toits, ces fenêtres et ces portes vous manquent, que ces murailles vous sont nécessaires, que ces arbres sont vos bien-aimés, que ces maisons où l’on n’entrait pas on y entrait tous les jours, et qu’on a laissé de ses entrailles, de son sang et de son cœur dans ces pavés. Tous ces lieux qu’on ne voit plus, qu’on ne reverra jamais peut-être, et dont on a gardé l’image, prennent un charme douloureux, vous reviennent avec la mélancolie d’une apparition, vous font la terre sainte visible, et sont, pour ainsi dire, la forme même de la France ; et on les aime et on les évoque tels qu’ils sont, tels qu’ils étaient, et l’on s’y obstine, et l’on n’y veut rien changer, car on tient à la figure de la patrie comme au visage de sa mère. »

Les misérables livre cinquième - A chasse noire meute muette.


Ces lignes m’ont tant bouleversé que n' ai pas été loin d'en pleurer...

Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : A Paris
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 18:39
Je suis désolé pour ceux que je n'ai pas visité, mais ce soir aucun des blogs de chez OB ne s'ouvrent, c'est donc un silence radio imposé, j'espère que demain tout sera arrangé.
Bonne soirée à tous.

Par Matheo - Publié dans : Réaction
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 05:00

 



La musique est à mes yeux un monde parallèle et la mort en est un autre.

Mon plus grand souhait serait qu’ils n’en fassent qu’un.

Comme il serait plus léger d’ouvrir la dernière porte….

Un de mes amis affirmait récemment que notre foi de chrétien  ne reposait que sur la crainte  du vide, je me suis fâché, emporté cependant comme on dit aujourd’hui, il a touché, touché le point sensible, trouvé le talon d’Achille

Touché !

Bien entendu, les choses sont loin d’être aussi simples, mais qui peut nier la peur du vide et du silence….

Mais douter n’est-il pas croire ?






Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 05:00




 




La journée fut si chaude que mon esprit en est embrumé, comme troublé par la déformation que fait la chaleur sur le macadam.

J’ai rêvé toute ses heures, pendant que j’étais captif de mon entreprise, de pouvoir  me doucher et d’aller ensuite m’avachir dans mon vieux fauteuil, et voila qu’au moment où cela devient possible je décide de partir me promener sur la colline.

J’ai conscience que c’est une décision grotesque, la chaleur terrasserait encore un buffle et pourtant je suis déjà sur le sentier, la végétation est brûlée, l’air étouffant, mais cette voix ne cesse de me dire de poursuivre ma marche.

Elle m’obsède  depuis des jours, je me dis que si je lui obéi, elle finira bien par se taire, mais je n’arrive pas à lui échapper, elle a un avis sur tout, me commande, je devrais plutôt dire me suggère habilement chacun de mes actes.

Elle me rend complètement dingue, elle m’empêche de manger, de dormir, elle m’interdit même d’écrire ou de jouer du piano.

Je sais que c’est la fatigue, ça va passer, mais ne suis-je pas tout de même  sur cette colline au lieu de prendre le frais !

Mais qu’est ce que je fais là ?

 

J’ai dû marcher un bon moment et d’ailleurs le soleil a bien décliné, c’est assez étrange car je ne suis pas particulièrement fatigué, pas assoiffé non plus.

C’est une chance car je n’ai même pas pris la précaution d’emporter avec moi une gourde.

Soudain je découvre «  la chapelle abandonnée ».

C’est une ruine difficile  à définir, Les herbes folles ont poussé au travers de ses vieilles pierres et son appui érodé sur les pierres surplombant le lac la rend fantasmagorique.
Je suis très surpris d’avoir parcouru tout ce chemin, j’ignorais  l’existence de ce lac et pourtant je le reconnais, je jurerais  d’être aux abords du lac des gaillands.

Sans même y réfléchir je descends les quelques marches glissantes, je ne peux que me retrouver au raz de l’eau et pourtant ce n’est pas le cas.

Une sorte de salle s’ouvre devant moi, j’y vois assez pour avancer sans risquer une chute.

Je suis intrigué et terrifié à la fois…

Alors je que j’ai une envie folle de fuir, de courir à toutes jambes, j’entreprends de visiter le lieu, mes pas résonnent comme dans une cathédrale, je me trouve après quelques pas devant une lourde porte de bois, son apparence laisse voir son grand âge mais elle est en parfait état.

Une nouvelle foi mon instinct me commande de m’enfuir mais je demeure là, immobile, et déjà ma main pousse la porte qui malgré son poids s’ouvre de bonne grâce.

 Je découvre une nouvelle salle, plus sombre que la première, mais la lumière passe encore suffisamment pour ne pas être aveugle, je n’ai aucune idée d’où cette clarté peut venir  mais le fait est que je peux me déplacer assez aisément.

Au fond je vois une sorte de lit de pierre.

Je pourrais m’y reposer un moment.

C’est calme,  pas  si inhospitalier qu’il semblait de prime abord, je peux prendre un peu de repos et regagner la maison en trouvant  une explication à ma disparition.


Disparition ?

Mais en est-ce une?

Où suis-je vraiment?

Quelle est cette réalité, je n’en ai plus la moindre idée, je ressens juste une sorte de sérénité, je ne me pose pas vraiment de question, j’ai le sentiment d’être à l’abri de tout, d’être débarrassé de mes éternelles angoisses, du carcan de mes peurs et de mes doutes.

Mon cœur bat aussi tranquillement que dans le passé, je suis surpris de me trouver si bien sur cette pierre, sa fraicheur semble transcender mon corps.

Je ne sais pas si j’invente cette musique qui m’apaise ou si elle existe, ça n’a guère d’importance, temps qu’elle parle à mon âme je suis parfaitement en sécurité.

Comme la vie est simple ici, Dieu,  cette fois je crois que je suis heureux pour la première fois et c’est un sentiment fabuleux!

Que jamais cela ne finisse, jamais, c’est mon seul souhait.

Cette musique est si belle….




Par Matheo - Publié dans : Textes
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 05:00

 

Lors de mes pérégrinations à Paris, j’ai été confronté par deux fois au passage d’une voiture officielle.

Deux motards de la police nationale, faisaient en sorte d’ouvrir la route à une grosse cylindrée, à grands renforts de coups de sifflets et de geste non équivoques, que je traduis par un « poussez-vous manants, le seigneur passe! »

Soyons honnête, on ne nous a pas demandé de baisser la tête ou encore de nous agenouiller, sans doute une grâce que nous devons à la république.

Ce qui m’amuse le plus, c’est que ces gens qui se déplacent ainsi comme le faisaient les rois et les princes de naguère, se montraient moins inaccessibles lorsqu’ils venaient tout sourire pour serrer la main de la populace à la veille de nouvelles élections.

Ce genre de comportement m’agace tellement, que je n’ai pas pu me retenir de faire connaitre mon point de vue à voix haute dans l’autobus que nous empruntions avec mon épouse, et c’est avec un certain plaisir que j’ai constaté que je n’étais pas le seul à voir les choses ainsi.

Messieurs les privilégiés, messieurs les représentants de la république, rappelez-vous que la devise de la France reste:

Liberté, égalité, Fraternité….


Par Matheo - Publié dans : Réaction - Communauté : A Paris
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 05:00


Photo Michou 29

Au moyen âge, les rues étaient très étroites et particulièrement insalubres.

Un caniveau central convoyait aussi bien les eaux de gouttière que les eaux usées, les ordures étaient entassées devant les maisons ou tout bonnement jetées par la fenêtre.

Le passant devait se garder et de la saleté et du passage des charrettes.

La seule façon de se prémunir était de raser les habitations et ainsi de tenir de haut du pavé.

Par Matheo - Publié dans : Mathéo - Communauté : A Paris
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 10:22




 

Je tenais à rendre un humble hommage à  un des plus grands photographes de notre siècle.

Willy Ronis qui nous a quitté hier.




Par Matheo - Publié dans : Réaction - Communauté : A Paris
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