Je travaille dans un univers pratiquement carcéral.
Les ouvriers n’ont pas le droit d’aller dans les bureaux, ils vivent dans une peur perpétuelle, celle d’être appelé par le boss.
Moi je suis entre ses deux mondes, c’est normal, la qualité a toujours été placé entre deux feux, nous ne sommes pas des productifs mais nous ne sommes pas non plus des cols blancs.
Lorsque je suis arrivé on m’a dit que l’équipe n’était constituée que d’ouvriers indifférents et obtus mais c’est loin d’être le cas, je suis surpris de voir que leur comportement n’est que le reflet de cette crainte de tous les instants.
Pour ma part je fais de mon mieux mais je suis rattrapé par mon problème tendineux, je vis chaque jour un véritable martyr physique.
Je prends pratiquement le double de Laroxil, bien au-delà de la prescription du médecin.
Je m’accroche mais je ne sais pas combien de temps cela va durer.
Les nouvelles ne sont donc pas franchement bonnes mais il faut bien faire avec, je me rends compte que le médecin du travail que j’avais rencontré sur la demande de L’ANPE avait bien jugé ma situation en recommandant un poste sédentaire.
Je suis désorienté, je veux garder ce job mais je veux aussi tenter d’améliorer le sort des gars de la prod en faisant des procédures qui les soulagent.C'est ma hantise.
Les mains et les pieds se bloquent avec des douleurs épouvantables.
ARONIA (site web) le: 29/05/2007 10:55:22
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