Usée par la monotonie de ses journées, Madame Dubois finit par avoir quelques aventures sans lendemain avec de jeune gens qu’elle n’avait pas de mal a attiré.
Il faut dire qu’elle était bien jolie Berthe, elle avait les traits réguliers et fins, sa mise était celle qui convient à une femme de sa condition et si on ne pouvait pas vraiment pas parler de beauté elle n’en était pas moins agréable à regarder.
Ce qui lui avait pesé le plus était sans nul doute de ne plus sentir sa séduction opérer, de ne plus voir briller le désir dans les yeux d’un homme.
Alors elle s’était consolée, étourdie, dans des bras qui s’ouvraient, par des mots murmurés.
Puis il y avait aussi le danger d’être surprise, le danger un piment de la vie qu’elle n’espérait plus.
Dans l’immeuble que le couple occupait les voisins s’étonnait de voir cette jeune femme pleine de jeunesse partager sa vie avec ce respectable monsieur aussi morose mais personne ne se doutait encore des ses écarts de conduite. Dans le quartier elle était connue, aimée des commerçants avec lesquels elle se montrait aimable et avenante, appréciée du curé pour son assiduité à se présenter aux offices du dimanche où elle se rendait seule mais souriante, attendue par de jeune mères de famille avec qui elle partageait un banc aux beaux jours à l’ombre d’un marronnier au square, tout le monde appréciait cette pauvre Madame Dubois.
Celle-ci tentait de trouver un semblant d’équilibre entre ce foyer si morne et ses conquêtes de pacotille.
Il y avait Etienne l’écailler qui tenait le banc d’huîtres au Balto et qu’elle avait rencontré en venant acheter le met favori d’Emile Dubois.
Le mari qui n’avait plus la crainte de déplaire montrait sa satisfaction en aspirant bruyamment les mollusques.
Il y avait aussi René le beau commis boucher qui lui mettait toujours de côté un morceau de bœuf bien tendre.
Puis il y avait Jean le jeune voisin, apprenti mécanicien, qui occupait une chambrette sous les toits et à qui elle avait offert le premier voyage.
Les journée sont longues, la belle est libre à la maison pendant que le pauvre mari trime au bureau.
hi hi hi!!
bon dimanche C'était une autre époque.
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