le piment d'une vie.

Publié le par Mathéo

 

 

Usée par la monotonie de ses journées, Madame Dubois finit par avoir quelques aventures sans lendemain avec de jeune gens qu’elle n’avait pas de mal a attiré.

Il faut dire qu’elle était bien jolie Berthe, elle avait les traits réguliers et fins, sa mise était celle qui convient à une femme de sa condition et si on ne pouvait pas vraiment pas parler de beauté elle n’en était pas moins agréable à regarder.

Ce qui lui avait pesé le plus était sans  nul doute de ne plus sentir sa séduction opérer, de ne plus voir briller le désir dans les yeux d’un homme.

Alors elle s’était consolée, étourdie, dans des bras qui s’ouvraient, par des mots murmurés.

Puis il y avait aussi le danger d’être surprise, le danger un piment de la vie qu’elle n’espérait plus.

Dans l’immeuble que le couple occupait les voisins s’étonnait de voir cette jeune femme pleine de jeunesse partager sa vie avec ce respectable monsieur aussi morose mais personne ne se doutait encore des ses écarts de conduite. Dans le quartier elle était connue, aimée des commerçants avec lesquels elle se montrait aimable et avenante, appréciée du curé pour son assiduité à se présenter aux offices du dimanche où elle se rendait seule mais souriante, attendue par de jeune mères de famille avec qui elle partageait un banc aux beaux jours à l’ombre d’un marronnier au square, tout le monde appréciait cette pauvre Madame Dubois.

Celle-ci tentait de trouver un semblant d’équilibre entre ce foyer si morne et ses conquêtes de pacotille.

Il y avait Etienne l’écailler qui tenait le banc d’huîtres au Balto et qu’elle avait rencontré en venant acheter le met favori d’Emile Dubois.

Le mari qui n’avait plus la crainte de déplaire montrait sa satisfaction en aspirant bruyamment  les mollusques.

Il y avait aussi René le beau commis boucher qui lui mettait toujours de côté un morceau de bœuf bien tendre.

Puis il y avait Jean le jeune voisin, apprenti mécanicien, qui occupait une chambrette sous les toits et à qui elle avait offert le premier voyage.

 

Publié dans Pour un peu d'amour

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lasidonie 12/08/2007 19:50

après le musicien, voici l'écrivain! eh bien Mathéo tu as plus d'un tour dans ton sac...Elle se suit avec intêret ton histoire, elle est assez caractéristique de comportements humains réalistes...Je viendrai donc lire la suite...Bises.

Mathéo 13/08/2007 05:37

Bises Sido.

patriarch 12/08/2007 19:23

Elle met les bouchées doubles, pour rattraper son retard. Le prochain sera peut-être un maçon qui chantait sur le toit !!!! Ciao Mathéo !

Mathéo 13/08/2007 05:37

ciao.

momo 12/08/2007 14:25

meme si son trime  au boulot ..il devait peut etre pas etre marrant  tous les jours  et souvent il jouait le chef à la maison car il en bavait certainement  à son travail...( simple supposition) et à cette époque les hommes étaient des machos purs ...et la vie n'était certainement pas rose pour madame dubois ni pour les enfants de ce couple ...!!! qui subissaient l'atmosphère tendue ...

Mathéo 12/08/2007 14:26

C'était une autre époque.

TITI 12/08/2007 14:20

bon dimanche lucette la mère des campagnols de titi

Mathéo 12/08/2007 14:26

Mes hommages Madame Lucette.

ABC 12/08/2007 12:20

Bon ton héroïne se révèle coquine, voilà de quoi nous tenir en haleine, et après .........Attention Mathéo ne lui change pas de nom à chauqe épisode, si non nous allons nous perdre !!!! (sourire)

Mathéo 12/08/2007 13:50

Non non je ne change plus(rire)