Sa petite cour était assidue car elle était devenue experte pour les choses de l’amour.
Personne n’envisageait de l’enlevée pour une fuite romantique à souhait loin de sa prison dorée, mais chacun trouvait tout le plaisir qu’il pouvait souhaiter.
Avec le jeune Jean les choses étaient un peu différentes, il était en quelque sorte l’amant de cour, celui qui obtenait toujours un e réponse favorable à ses demandes.
La vie de Berthe avait trouvé un semblant d’équilibre depuis que Madame Darbois mère était partie rejoindre de meilleurs cieux, les brimades dominicales avaient disparues pour laisser place à des absences de plus e plus fréquentes et de plus en plus prolongées d’Emile.
Ça n’est pas qu’il n’aimait plus son épouse mais l’avait il seulement un jour vraiment aimé ?
Son mariage avait épater les collègues de bureau, lui qui avait une réputation de triste sire avait su épouser une jolie jeune femme, et cela flattait amplement son ego mais il était mal à l’aise avec elle, peut-être ne se sentait il pas à sa place, et puis depuis la disparition de sa mère il buvait beaucoup, beaucoup trop et ses ardeurs au lit conjugale n’était plus qu’un souvenir, en fait depuis plusieurs mois il ne la touchait plus.
Lorsqu’il rentrait du bureau Berthe lui tendait la joue avec lassitude et depuis fort longtemps il n’avait pas vu éclore le moindre sourire sur le visage de sa femme.
Jean avait trouvé une place non loin de là, à présent son statut n’était plus celui d’un apprenti mais d’un ouvrier et même si son salaire n’était pas mirobolant cela lui offrait une bien meilleure autonomie.
La mère du jeune homme habitait aussi l’immeuble, elle était surveillante générale à l’hôpital et c’est elle qui était parvenu à obtenir la chambre sous les toits qu’occupait son fils.
Elle n’était pas femme à se soucier de la vie sentimentales de ses enfants elle savait seulement que parfois il retrouvait une jeune fille de souche italienne qui vivait chez sa marraine.
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