L'histoire du Père-Lachaise

Publié le par Matheo

Avec la fermeture le 1er décembre 1780 du cimetière des Innocents, en application tardive de la loi de 1765 interdisant les cimetières en ville, Paris commençait à manquer de lieux de sépultures. Napoléon Bonaparte, alors consul, décréta que « chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion », réglant le cas des mécréants, des excommuniés, des comédiens et des pauvres. Au début du XIXe siècle furent ainsi créés plusieurs nouveaux cimetières hors des limites de la capitale : le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l'Est, le cimetière de Montparnasse au sud et, à l'ouest de la ville, le cimetière de Passy.

Le préfet de Paris décréta la transformation des 17 hectares de Mont-Louis en cimetière de l'Est. La conception du cimetière fut confiée à l'architecte néo-classique Alexandre Théodore Brongniart en 1803. En tant qu'inspecteur général en chef de la deuxième section des travaux publics du département de la Seine et de la ville de Paris, Brongniart dessinera les grands axes sous la forme, pour la première fois, d'un immense jardin à l'anglaise, aux allées accidentées, pourvues d'arbres et de plantes aux essences diverses et bordées de sépultures sculptées. Il projettera des monuments funéraires dont finalement aucun ne sera réalisé, à l'exception de la sépulture de la famille Greffuhle, au style néo-gothique épuré.

Le 21 mai 1804 (1er Prairial an XII), le cimetière fut officiellement ouvert par une première inhumation : celle d'une petite fille de cinq ans, Adélaïde Paillard de Villeneuve, fille d'un porte-sonnette du faubourg Saint-Antoine. Il était à l'origine destiné aux Parisiens de l'un des quatre arrondissements de la rive droite (les 5e, 6e, 7e et 8e de l'époque), en fosse commune ou en concession perpétuelle. Mais le cimetière n'eut pas la faveur des Parisiens, qui rechignaient à se faire enterrer sur des hauteurs, de plus hors de Paris, et dans un quartier réputé populaire et pauvre.

 

En 1804, le Père-Lachaise ne comptait que 13 tombes. L'année suivante, il n'y en avait que 44, puis 49 en 1806, 62 en 1807 et 833 en 1812. En 1817, pour redorer l'image du cimetière la mairie de Paris organise le transfert des dépouilles d'Héloïse et Abélard, ainsi que de Molière et La Fontaine. Il n'en fallait pas plus : en 1830, on décomptait 33 000 tombes. Le Père-Lachaise connut à cette époque cinq agrandissements : en 1824, 1829, 1832, 1842 et 1850. Ceux-ci lui ont permis de passer de 17 hectares 58 ares (175 800 m²) à 43 hectares 93 ares (439 300 m²) pour 70 000 tombes, 5 300 arbres, une centaine de chats, une volière d'oiseaux et deux millions de visites.

Source Wikipédia

Publié dans Le père Lachaise

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p'tit voyou 11/05/2008 17:07

Très jolie photographie!

Matheo 11/05/2008 18:08


merci. ça me touche beaucoup


Alice 10/05/2008 18:33

c'est bien joli tout ça mais moi ce n'est pas là que je veux être pour l'éternité,ni là ni dans un autre cimetière d'ailleurs, non, je ne veux pas être enfermée dans le noir, même à côté de poètes, non, non, moi je veux être avec le vent. je t'embrasse...

Matheo 11/05/2008 09:09


c'est le choix de plus en plus de monde et je comprends ça.


enriqueta 10/05/2008 16:43

Il y a quelques années j'ai fait visiter le Père Lachaise à mes élèves de 4e. C'est un lieu agréable et un vrai voyage dans le temps, on pourrait dire que c'est un musée de plein air en plus d'être un cimetière.

Matheo 10/05/2008 18:06


c'est vrai


mom 06/05/2008 19:16

merci pour ton com. intéressant l'histoire du père lachaise...a+

Matheo 07/05/2008 06:36


a+


Sido 06/05/2008 12:25

J'avais bien envie d'y aller lors de mon court passage à Paris il y a peu, mais tant de choses à voir et revoir quand on n'a plus vu la capitale depuis 10 ans ! Il a fallu faire un choix, j'ai préféré les expos, l'ile st Louis et Montmartre...Bises.

Matheo 06/05/2008 18:11


j'ai la chance de ne pas être loin de Paris..
Bisous