Alfred de Musset

Publié le par Matheo


Alfred de Musset appartient à une famille aisée, affectueuse et cultivée, où l'on a le goût des lettres et des arts. Son grand-père était poète, et son père était un spécialiste de Rousseau, dont il édita les œuvres. La figure de Rousseau joua en l'occurrence un rôle essentiel dans l'œuvre du poète. Il lui rendit hommage à plusieurs reprises, attaquant au contraire violemment Voltaire, l'adversaire de Rousseau. Son parrain, chez qui il passait des vacances dans la Sarthe, était l'écrivain Musset de Cogners. Il entre au collège Henri-IV à 18 ans - on y trouve encore aujourd'hui une statue du poète - et y obtient en 1827 le Prix de dissertation latine au Concours général. Grâce à Paul Fouché, le beau-frère de Victor Hugo, il fréquente dès l'âge de 17 ans le Cénacle, salon de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal. Il sympathise alors avec Sainte-Beuve et Vigny, et se refuse à aduler le «maître» Victor Hugo. Il moquera notamment les promenades nocturnes du cénacle sur les tours de Notre-Dame. Après s'être essayé à la médecine, au droit, au dessin, à l'anglais, au piano et au saxophone il fera preuve d'une grande aisance d'écriture, se comportant comme un virtuose de la jeune poésie. À 20 ans, sa notoriété littéraire naissante s'accompagne déjà d'une réputation sulfureuse alimentée par son côté dandy et ses débauches répétées dans la société des demi-mondaines parisiennes. A l'age de 22 ans Musset est anéanti par la mort de son père avec lequel il était très proche. Cet évènement va décider de la carrière littéraire que Musset va décider d'entamer Musset tente sa chance au théâtre. Mais après l'échec de sa Nuit Vénitienne, l'auteur dit « adieu à la ménagerie, et pour longtemps » (Lettre à P. Calais), jusqu'en 1847. À cette époque, devenu alcoolique, il pouvait y revenir plus serein. En décembre 1832 paraît le premier Spectacle dans un fauteuil, qui se compose d'un drame, La Coupe et les Lèvres, d'une comédie, À quoi rêvent les jeunes filles ? et d'un conte oriental, Namouna. Musset exprime déjà dans ce recueil la douloureuse tension entre débauche et pureté qui domine son œuvre. Il part en Italie, en compagnie de George Sand, voyage qui lui inspire Lorenzaccio, drame romantique qu'il écrira en 1834. Il publie alors les Contes d'Espagne et d'Italie. Mais Musset tombe malade et George Sand devient la maîtresse de son médecin, Pietro Pagello. Il rentre à Paris, où il fait jouer des comédies : Le Chandelier, On ne badine pas avec l'Amour, Il ne faut jurer de rien qui sont restées au répertoire du Théâtre-Français ; il écrit également des nouvelles en prose et la Confession d'un enfant du siècle, autobiographie à peine déguisée dédiée à George Sand. Il y transpose les souffrances endurées. De 1835 à 1837, Musset compose son chef d'œuvre lyrique, Les Nuits. Ces poèmes sont les Nuits de mai, de juillet, d'octobre, de décembre, autour des thèmes imbriqués de la douleur, de l'amour et de l'inspiration. Ces poésies, très sentimentales, sont aujourd'hui considérées comme l'une des œuvres les plus représentatives du romantisme français. Bibliothécaire du ministère de l'Intérieur sous la Monarchie de Juillet, il est révoqué en 1848, puis devient bibliothécaire du ministère de l'Instruction publique sous le Second Empire. Il reçoit la Légion d'honneur le 24 avril 1845, en même temps que Balzac, et est élu à l'Académie française en 1852, après deux échecs en 1848 et 1850. De santé fragile (malformation cardiaque), mais surtout en proie à l'alcoolisme, à l'oisiveté et à la débauche il meurt le 2 mai 1857, quelque peu oublié.
Source Wikipedia


Sur la stèle figurent quelques vers admirables.

Le vœu de Musset a été respecté car depuis que je suis enfant, j’ai toujours connu un saule gracile abritant le monument de ce poète si cher à mon cœur…

Mes chers amis, quand je mourrai
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré
La pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai.

 



Derrière la tombe du poète  il y a celle de sa sœur malheureusement elle n’a pas droit au même entretient…


Division 4 Référencement du momument 4

Publié dans Le père Lachaise

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Sido 08/05/2008 20:49

Plus besoin de regretter cette visite manquée , grâce à tes reportages c'est...presque.. comme si on y était. Bien sûr c'est sur cette photo là que je m'arrête, nous avons même "ami", Mathéo.Ces vers sont etonnants, illustrent à merveille l' esprit du romantisme. Sérenité, douceur ici , dans l'évocation de la mort.Dormir...rien d'autre !Bises et bonne fin de soirée.

Matheo 09/05/2008 08:41


oui sourire.
Toute l'âme du romantisme en quelques mots...


Lilounette 07/05/2008 21:24

C'est une belle visite Mathéo, mais il faudrait que j'y revienne !Bonne soirée

Matheo 08/05/2008 08:49


merci


ABC 07/05/2008 18:31

Te voilà parti pour ton petit périple parisien !!!

Matheo 08/05/2008 08:50


sourire


michelgonnet 07/05/2008 07:38

Promenade des plus instructives. À vite la suite (sourire)Bonne journée.michel 

Matheo 07/05/2008 18:14


Bonne journée


Rosie 07/05/2008 05:07

Merci de l'historique sur la vie d'Afred de Musset, j'ai vue une de ces pìèces "On ne badine pas avec l'amour".C'est un poète/auteur/compositeur que j'admire beaucoup.Très bonne idée de nous présenter ces personnages légendaires.  Merci, mon bon ami.Bon mercredi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.

Matheo 07/05/2008 06:33


content que cela te plaises