Le livre de Ioana

Publié le par Matheo

 

 





Qui m'a tuée? 
de  Ioana Nantel
Edition XENIA


 

J'ai enfin pu me procurer le livre écrit par notre très chère amie Ioana et je peux vous dire que cet ouvrage tiendra une place d'honneur dans ma bibliothèque.

Je suppose que ceux d'entre nous qui l'ont connue à travers le blog ont déjà répondu à cette dernière invitation qu'elle nous adresse outre tombe.

Ce sont la pudeur et la sincérité qui se partagent ce récit, c'est aussi une grande réflexion sur les conditions de vie des gens frappés par un handicap lourd.

Merci à Ioana pour ce témoignage qui peut être, en faisant réagir les politiques et les administrations, soulagera les personnes qui affronteront une pathologie similaire dans le futur, et merci à Georgina qui a permis par son amitié à Ioana d'accomplir sa dernière mission.



 

Il y a seulement deux jours de cela je vous aurais dit que malgré toute la compassion que je pouvais éprouver à l'égard des malades en fin de vie, je pensais que l'euthanasie ou le suicide assisté n'étaient pas admissibles, qu'il était normal que La France refuse de légiférer dans ce sens et que dans les cas les plus difficiles la meilleure solution était celle appliquée jusqu'ici, justice se montrant bienveillante pour les personnes ayant pris une part active dans le départ précipité d'un de leur proche .

Je vous aurais dit que seul Dieu peut retirer la vie.

J'aurais affirmé que seul l’acharnement thérapeutique est à proscrire.

Seulement voila, hier j'ai lu le magnifique livre de Ioana, récit qu'elle nous a laissé comme un testament.

Je fus évidemment bouleversé dans mon cœur, mais bouleversé aussi par son témoignage, par sa solitude "obligée" face à une mort qu'elle réclamait .

J'ai aujourd'hui ouvert les yeux et je me garderai bien de ma prononcer trop vite sur un sujet aussi grave, parce qu'à chaque fois les paroles de Io viendront me rappeler que rien n'est noir ou blanc et qu'il n'est peut être pas plus grand acte d'amour ou d'amitié que d'aider une personne à "regagner le port" lorsque le moment est venu.




Publié dans Réaction

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Armide 17/03/2010 00:41


Tu me donnes bien envie de me pencher sur ce livre, et sur ce témoignage.
OB agit avec un manque de respect qui mériterait des représailles.


Thiphaine 22/01/2009 20:46

Mous ferons tout notre possible pour que les souffrances et le départ de Ioana n'aient pas été vains et cela passe, évidemmet, par une large diffusion de son livre. Il est normal que je remercie - au nom de tous ceux qui ont oeuvré pour la sortie de ce livre - les personnes qui en parlent, et qui en parlent avec une telle humanité.Cette souffrance vécue de l'intérieur, racontée pour tenter encore d'aider les autres est extrêmement émouvante et porte à une profonde réflexion. Certaines certitudes sont ébranlées et l'on se rend compte que l'on ne peut pas juger.

Matheo 23/01/2009 07:10


Absolument!
Les certitudes s'effondrent devant ce à quoi nous n'avions pas vraiment songé.


Thiphaine 21/01/2009 20:22

Merci.

Matheo 22/01/2009 18:19


non c'est à moi de dire merci...


Mahina 21/01/2009 00:19

Merci Mathéo pour cet articleBisous

Matheo 21/01/2009 18:13


bisous


Lilounette 19/01/2009 18:48

J'ai lu attentivement ton article et puis te dire combien , en cas de souffrances au-delà du supportable, combien l'envie de cesser de vivre est accaparente , surtout quand tu sais ce qui t'attend inexorablement au bout du cheminCe qui peut aider à choisir de survivre ( excuse-loi l'expression), c'est le regard de l'autre face à toi .Si tu ne veux le peiner , encore lui rendre un sourire pour lui témoigner ton affection ou ton amour, oui, tu trouves encore cette divine force, dieu sait à qui tu la doit .Depuis ces derniers mois, j'ai eu ma dose et sachant comment vont être les années qui suivent ,si je n'avais eu autour de moi mes petites-filles, même mon époux présent sait que j'aurais larguer les voilesLe blog par delà , m'aide énormément, mon investissement m'a permis d'y trouver des amis virtuels auxquels je suis attachée et qui m'aident parfois plus que les proches qui se dispersent petit à petitPeut-être lirais-je ce livre , j'en ai toujours en cours de ce genre, là encore, ce type de lecture montre qu'il y a toujours pire, même quand on crut soi -même  toucher certaisn jours le fond de l'abîmeBonne soirée

Matheo 20/01/2009 07:18



La force de continuer à sourire pour offrir du réconfort aux autres, parfois ce sont les bien portants qui entourent le malade les plus fragiles.

je t'embrasse de toute mon amitié avec ta permission.