Là-bas (un autre monde)

Publié le par Matheo

 

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J'étais dans une salle inconnue, il semblait que ce fut un cocktail, des canapés étaient dressés en grande quantité, et le champagne servi en abondance, mais nulle âme autour de moi, je me tenais seul au milieu de cette pièce sans avoir la moindre idée de se que je faisais là!

Mon unique certitude était que je mourais littéralement de faim, fait si rare chez moi que j'en étais fort étonné.

Je me trouvais partagé entre l'envie de satisfaire mon estomac et l'indicible curiosité que m'apportait une sorte de bourdonnement échappé des salons voisins, car il semblait que j'avais échoué, par je ne sais quel miracle, dans un hôtel particulier parisien ou peut être provincial, comment le savoir, puisque j'hésitais entre deux conclusions aussi désagréables l'une que l'autre, à savoir que j'étais en plein rêve ou alors que je venais de perdre tout bonnement la raison.

Il est bien connu que ventre affamé ne favorise pas la réflexion, et j'avalais avec un certain plaisir de quoi me sustenter tout en ne dédaignant pas un verre de vin, je m'en accordai un autre pour prendre une décision sur la suite des événements.

Au dessus de la cheminée qui crépitait et offrait aux murs avoisinant les ombres d'un étrange ballet de flammes, se trouvait un grand miroir dans lequel je pus au moins me rassuré sur ma tenue vestimentaire.

Pour tout dire il prenait grâce à mes yeux, non seulement l'image qu'il me renvoyait m'était aimable mais je m'y voyais plus jeune, je me fis un sourire que permet l'arrogance de ses vingt ans.

J'étais en complet veston, aucune trace de cheveux blancs, aucune ride, ma peau était celle d'un jouvenceau, je me reconnaissais sans en être sûr, je contemplais, surpris, un étranger qui me semblait proche ; il me vint à l'esprit, l’éclair d’un instant, que ce garçon ressemblait de façon troublante au héro de ce récit que j'avais écrit à l'adolescence.

Je cherchais vainement dans ma poche mon portable.

Qui était-ce?

Qui voyais-je?

Et ce maudit téléphone que j'avais encore oublié!

Du lointain bourdonnement se fit entendre plus clairement une musique, une sonate de Beethoven, je me sentis rassuré, là je n'avais plus à douter, c'était un signe assez puissant pour que j'ose pousser la porte….

                                    

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marie+madeleine 07/05/2009 23:40

j'ai relu le début après la fin! bravo

Matheo 08/05/2009 08:54


merci je suis content si tu as aimé


chtinoeil 07/05/2009 09:56

Féerie totale, tu as bien raison d'avoir oublié ton téléphone, ouvre cette porteet laisse toi guider par ton regard avec Betthoven qui te donne la main.

Matheo 07/05/2009 11:47


ça aide toujours
rire
Bonne journée


michelgonnet 06/05/2009 10:48

De beaux "voyages" (sourire)Que ta journée soit aussi belle l'ami.

Matheo 06/05/2009 11:16


merci Michel


Jean 06/05/2009 10:48

Oui je crois que le serveur a été paralysé....Car je suis comme toi je ne peux pas y accéder...Hélas ce n'est pas la première fois...Bonne journéeJean

Matheo 06/05/2009 11:16



Bien j'éspère que cela va s'arranger.
Bonne journée Jean



Jean 06/05/2009 10:47

Oui je crois que le serveur a été paralysé....Car je suis comme toi je ne peux pas y accéder...Hélas ce n'est pas la première fois...Bonne journéeJean