Wagner a dit :
« Je crois en Dieu et en Beethoven ! »
En écho je réponds
« Je crois en Frédéric Chopin ! »
J’avais, comme vous
vous en doutez, l’intention de vous parler du concert d’hier soir.Je n’y ai pas renoncé, mais aujourd’hui, je suis tout bonnement dans l’impossibilité de le faire car je suis toujours
perché sur mon petit nuage, mollement installé entre l’extase non encore dissipée et une sorte de vide qui me guète si je reviens trop vite au quotidien.
Je suis dans l’état d’esprit d’un gosse au pied de l’arbre de noël et qui oscille entre le désir de se jeter sur ses cadeaux et celui de les contempler d’avantage, comme s’il se doutait que cette image serait celle que sa mémoire choisirait pour lui faire revivre cette instant un peu magique au soir de sa vie.
Et il s’agissait bien de magie, de contemplation, d’extase ; de communion parfaite.
J’ai cru que mon cœur allait éclater par trop d’émotions.
Alors ne m’en voulez pas, je reste encore quelques heures sur mon petit nuage et je regarde l’âme du grand Beethoven iriser les voiles de ma contemplation…
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