Alexis

Publié le par Matheo

 

La première fois que j’ai rencontré Alexis, nous devions avoir un peu moins de douze ans.

Nous partions skier pour Noël et nous appartenions à l’illustre section des grizzlys.

Je dois reconnaitre que si les colonies de vacances me donnaient la nausée, il y avait tout de même une belle recherche dans l’ultra ridicule pour les noms.

Je vivais toujours ce genre de voyage comme un exil injuste et cruel, je n’aimais pas la vie en collectivité, j’avoue que je n’ai guère évolué à ce sujet d’ailleurs.

A l’arrivée nous fumes installés, huit par chambre avec lits superposés.

Evidemment premières frictions ne se firent pas attendre, la règle est la même depuis la nuit des temps, les plus costauds choisissent et les plus faibles affichent un air ravi pour ce qu’on veut bien leur laisser tentant ainsi de ne pas perdre tout à fait la face.

Je n’avais rien d’une terreur mais j’étais plutôt plus grands que les autres ce qui me permit d‘accéder sans trop de difficulté à la place de mon choix, un garçon vint s’installer sans mot dire au dessous.

Nous devions être les deux silencieux de la bande car il régnait déjà un joyeux chahut dans la chambrée.

Pour ma part la priorité était de ranger au mieux mes vêtements, je n’aime pas être mal vêtu, les vêtements froissés me fond grincer des dents et c’est toujours le cas.

Au dîner nous fumes repartis de la même façon que pour le coucher, nous mangions à six heures du soir car le restaurant était ensuite réservé à une clientèle ordinaire.

Il s’agissait donc d’être à l’heure et de ne pas être trop lents pour se sustenter.

Les monos guettaient la moindre sottise lorsque nous regagnions vers 19H30 l’étage pour nous punir avec une extinction des feux plus que précoce, ce qui leur permettait ensuite de sortir en eux.

Et oui c’était de leur âge.

La combine nous satisfaisait également puisqu’il suffisait que les guetteurs donnent le signal du départ des derniers moniteurs pour que nous nous adonnions au vacarme absolu.

Je crains que nous ayons à répondre d’une sévère perte de clientèle à notre hôte.

Nous adorions jouer à l’assassin !

Le détective tiré au sort devait sortir et ne rentrer qu’au cri déchirant et surtout perçant de la victime que nous avions désigné en son absence.

Les braves dames attablés en bas en ces moments d’intense tragédie durent penser qu’on assassinait dans les combles et sans doute demandèrent à leur galants d’éviter au soir prochain cette ‘auberge rouge ».

Je vous rassure mes amis, n’étant pas bon comédien, je ne fus pas souvent assassiné…

Publié dans Textes

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paquerette 01/06/2009 17:27

Joyeux lurons, en tout cas, cela en a l'air!

Matheo 01/06/2009 19:11


un peu tout de même!
rire


mrcafe 28/05/2009 19:50

ça me rapelle un peu mon armée ou discret j'étais j'ai fais la connaissance de patrick qui était comme moi , le courant a tout de suite passé , on est resté de tres bons copains pendant 3 ans , jours ou sont père ma annoncé sa mort subite si jeune ...je ne m'en suis jamais remis ; bonne soirée mathéo

Matheo 30/05/2009 12:08


ce sont de gros coups durs.
Bonne journée à toi


patriarch 28/05/2009 11:07

Je n'en ai faite que deux de colo. La première en 39 à l'île de Tatihou,près de St-Vaast-la Hougue et la seconde aux Islettes dans la Meuse pendant la guerre, mais en camp avec les coeurs vaillants. Je crois que cette période m'a évité les colos, il n'y en avait pour ainsi dire plus. Je partais plutôt, à la campagne dans une ferme, c'est le séminaire, avec l'aide des curés de villages, qui nous plaçait.Tu es vite désalé avec ces jeunes villageois et villageoises !!!Bonne journée chez toi, Mathéo.

Matheo 28/05/2009 18:12


rire
Je m'en doute.


Mireille 28/05/2009 11:02

Ah!  les colo de ce temps c'était super...Un rien nous amusez.Avec une vielle toile ciré on faisait de la luge...et nos ski en bois.....Bonne journée..

Matheo 28/05/2009 18:13


souvenirs amusants


Lilounette 28/05/2009 10:43

De bons souvenirs quoi qu'il en soit .. bonne journée

Matheo 28/05/2009 18:13


C'est vrai