et lorsque la rose fane

Publié le par Matheo

Rose, divine créature de l’été,

Qu’as-tu souffert lorsque fane à jamais ton cœur ?

Nous t’admirons mais en  ignorant ta douleur,

seules la beauté et la grâce son fêtées.

 

Si, durant la nuit, la lune a su te bercer,

et t’accompagner de sa très  douce clarté,

Si  Séléné t’a fait croire en l’éternité

C’est pour que jamais tu ne  penses à renoncer

 

Enfin, né de l’aurore, vint l’astre du jour

Ensorceleur,  magicien, merveilleux compteur,

Tous ici le voient comme un noble protecteur

Il est le chantre millénaire de l’amour

 

 La belle rougit et son bonheur éclata,

Et au beau Phébus, elle s’ offrit sans pudeur

Elle donna sa grâce, sa beauté, sa candeur.

elle aima jusqu’à ce que la vie la quitta

 

Mon coeur est cette rose éprise de toi,

Peu m’importe si je meurs à la nuit tombée

 mon âme sereine pourrait bien succomber

si elle obtient  un simple sourire de toi.

Publié dans Textes

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Ame Chopinienne 26/07/2009 01:42

Très beau poème, les quatre derniers vers me plaisent tout particulièrement. Et cette rose presque brisée, penchée humblement vers le bas, me fait penser à quelque détail de la statue de Clésinger sur la tombe de Chopin.

Jean 25/07/2009 10:10

Une jolie photo...

mrcafe 24/07/2009 20:02

je suis desesperé , cette année sur mes rosiers elles fanent alors qu'elles sont en bourgeons ...bonne soirée

Sonya 24/07/2009 19:02

très joli poème la dernière stophe est formidable. bon weekend.

Delphine 24/07/2009 18:23

Photo d'une douce mélancolie, qui illustre avec finesse ce poème teinté à la fois de force (ou plutôt de fougue) et d'une sensibilité dépourvue de mièvrerie. Ca nous ramène à la définition du romantisme que tu proposais récemment, à ton image?