Chez moi, mon village.

Publié le par Mathéo

Je suis allé hier sur les lieux de mon enfance, là où le samedi soir nous allions faire nos courses de marchands de quatre saisons en marchands de quatre saisons, là où chacun appelait mon père par son prénom, là où mon nom de Mathéo se transformait en minot, là où fier comme le roi du monde j’avançais les bras levés la main gauche dans celle de ma mère et la main droite dans celle de mon père, la progression se faisait à coup de « you les petits cailloux » balancé par ces deux géants qui étaient l’amour de toute ma jeune vie.
Elle avait changé dans ses devantures de magasins ma belle rue de la république mais pas dans ses façades d’immeuble, témoins de mon bonheur d’enfant.
Je l’ai parcouru avec émotion et amour, je l’ai descendue jusqu’à la basilique où dorment nos rois de France, puis je suis parti discrètement en essayant de garder intact le trouble qui m’avait assailli.

 

 

Publié dans Mathéo

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Mathéo 08/02/2007 15:31

A Alfie
Comme un monde ou l'on ne trouve plus sa place...

Mathéo 08/02/2007 15:30

A SIdo
Oui le retour est bien douloureux...

Alfie 08/02/2007 13:30

On change, on grandit, le monde évolue, on le voit avec un regard différent... Mais les bâtiements sont immuables, parfois érodés par le temps, les paysages ne déménagent pas et les lumières semblent inexorablement les mêmes...

lasidonie 07/02/2007 23:14

il est toujours émouvant de remettre ses pas dans ceux d'autrefois, mais on en revient parfois avec bcp de mal, ce qui a changé autour de nous est à la fois frustration, car on aurait aimé refaire le même parcours comme pour rattrapper le temps, et du mm coup nos années nous sautent à la figure, l'irrémédiable saut dans ce qui ne peut plus être.

Mathéo 07/02/2007 17:32

Commentaire laissé par Plum:
Quand on retourne dans sa ville natale, on s'aperçoit que ce n'était pas l'endroit qu'on regrettait, mais son enfance.[Sam Ewing]