Pour Ignace Paderewski

Publié le par Mathéo

Texte d'Emile Nelligan

 

Maître, quand j'entendis, de par tes doigts magiques,
Vibrer ce grand Nocturne, à des bruits d'or pareil ;
Quand j'entendis, en un sonore et pur éveil,
Monter sa voix, parfum des astrales musiques ;


Je crus que, revivant ses rythmes séraphiques
Sous l'éclat merveilleux de quelque bleu soleil,
En toi, ressuscité du funèbre sommeil,
Passait le grand vol blanc du Cygne des phtisiques.


Car tu sus ranimer son puissant piano,
Et ton âme à la sienne en un mystique anneau
S'enchaîne étrangement par des causes secrètes.


Sois fier, Paderewski, du prestige divin
Que le ciel te donna, pour que chez les poètes
Tu fisses frissonner l'âme du grand Chopin !

 

 

 

 

 
 
 

 

Publié dans Textes

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edi 25/02/2007 11:07

Je vais essayer de l'écouter. Salut à toi.

Plum' 24/02/2007 16:49

Je suis allée voir qui était ce monsieur et c'était, bien évidemment, un grand monsieur dont la renommée et l'immense succès n'ont pu effacer les douleurs de l'enfance et de l'amour...Merci à toi de me l'avoir fait découvrir.Bisous et bon dimanche Mathéo.PS : et comment va Luciano ? Est-il parfaitement remis de ses émotions ?Et comment va son maître ? A-t-on découvert de quel mystérieux mal il souffrait ?

Mathéo 25/02/2007 10:43

Luciano  a mis cette nuit pour la dernière fois son entonnoir et pour ma part j'ai repris apparence humaine sans que l'on sache à quoi j'ai réagi.

patriarch 24/02/2007 13:31

C'était un inconnu pour moi !  Ciao Mathéo.

Mathéo 24/02/2007 15:59

Merci pour ton passage.
Ciao Patriarch