Nos pauvres morts

Publié le par Mathéo

Dans un joli village du nord de la France, il existe un petit cimetière. Un grand sapin se dresse fièrement et sert de refuge à quelques nids, et à la fin d l’hiver des centaines de perces neiges viennent spontanément faire offrande de leurs fleurs aux personnes qui reposent là. Les concessions sont à perpétuité et rien ne devrait jamais venir troubler la douce quiétude des lieux si ce n’est l’arrivée douloureuse d’un nouveau disparu. Mais la mairie des lieux en a décidé autrement, et a offert à de nombreuses vieilles pierres une bien triste petite pancarte, indiquant que puisque plus personne ne semble en mesure de s’occuper de la sépulture, celle-ci sera enlevée. La petite pancarte en question ne précise pas ce qu’il arrivera aux restes de la personne étendue là, car le discours serait sans doute bien trop pénible. Ma mère repose ici et je sais déjà qu’après notre mort c’est une machine qui viendra fouler de sa froide pelle de que nous serons devenus.

  • Merci belle France, d’honorer avec autant de dignité tes enfants décédés.

 

Photo mise en ligne grace à l'aimable autorisation de Claude BOUR

www.photo-passion.eu/index.php?showimage=80.

Publié dans Réaction

Commenter cet article

aril 05/03/2007 15:53

tu es alle voir le lien que je t'ai mis?

Mathéo 05/03/2007 17:29

Non j’y cours!

chriscraft_ 05/03/2007 14:18

hello sujet profond et ou il y aurait plein à dire ....
boulot là
 

aril 04/03/2007 16:08

sujet oh combien delicat! je me refuse à y penser!! politique de l'autruche sans doute...en tout cas en cas d'incineration je ne voudrais certainement pas etre dans une urne chez ma fille....ni avoir les cendres de ma mere chez moi....faire comme dans "la route de Madison"? romantique...

Mathéo 04/03/2007 16:45

Pardonne mon inculture mais que se passe-t-il dans la « route de Madison » ?

lasidonie 03/03/2007 18:24

pas besoin de terre, ni de pierre pour fusionner avec ceux que l'on a aimé, la pensée intériorisée les rend plus présent que la poussière qui reste dans un morceau de bois vermoulu. Il faut être réaliste, on peut symboliquement se rejoindre en jetant les cendres au même endroit, ou les garder pour ensuite demander à ce qu'elles soient melées et dispersées ensemble. c'est pour mon esprit, moins effrayant que d'imaginer mon corps se dégradant sous la terre pendant des années avant, de toute façon , de devenir poussière...incinération donc pour moi aussi.

Mathéo 03/03/2007 16:30

A Plum(honneur aux dames) et à Patriarch:
Oui vous avez raison mais je ne peux pas me résoudre à ne pas rejoindre ma mère, notre amour était non est fusionnel et je veux qu'il le reste jusqu'au bout.