François René de Chateaubriand

Publié le par Matheo

 

 

François René de Chateaubriand  (1768†1848)

 

Si  l’on aime  voyager au cœur du XIX ème siècle, la rencontre avec Monsieur de Chateaubriand est inévitable, avec lui nous contemplons le crépuscule d’un monde, nous admirons l’aube du prochain.

Lorsque je lis la conclusion des mémoires, je veux croire que  les brises marines lui chuchotent combien notre cœur est plein du sien…

Francois-Rene-de-Chateaubriand

 

Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés d rendes les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.

 

« Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »

                                                                                                                                          René  (1802)

 

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Venise est là, assise sur le rivage de la mer, comme une belle femme qui va s’étendre avec le jour ; le vent du soir soulève ses cheveux embaumés ; elle meurt saluée par toutes les grâces et tous les sourires de la nature.

                                                                                         Les mémoires d’outre-tombe

 

 

Combien de temps me promènerai-je au bord des bois ?

Mettons à profit le peu d’instants qui me restent ; hâtons-nous de peindre ma jeunesse, tandis que j’y touche encore : le navigateur, abandonnant pour jamais un rivage enchanté, écrit son journal à la vue de la terre qui s’éloigne et qui va bientôt  disparaître.

                                                                                         Les mémoires d’outre-tombe

 

 

Il est six heures du main ; j’aperçois la lune pâle et élargie ; elle s’abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélée par le premier rayon doré de l’Orient ; On dirait que l’ancien monde finit, et que le nouveau commence. Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil

Il ne me reste qu’à m’assoir au bord de ma fosse ; après-quoi je descendrai hardiment, le crucifix à la main, dans l’éternité.

                                                                                         Les mémoires d’outre-tombe

 

la tomba di Chateaubriand

 

 

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Moni 05/09/2010 21:36



Ah! Monsieur Chateaubriand que j'allais oublier. Au son de la musique que j'écoute, je lis tout le romantisme de l'auteur un peu triste tout de même. Bises



Matheo 11/09/2010 15:23



Triste mais admirable.


sourire


 



Joëlle 05/09/2010 13:57



Un beau billet une fois de plus, des lignes bien choisies merci Mathéo :-)



Matheo 11/09/2010 15:27



Merci à toi Joëlle



JCP 17/08/2010 18:50



Il y a longtemps que je me menace de lire l'intégrale de ses mémoires d'outre-tombe - va falloir un de ces jours !


D'autant que j'aime aussi sa plume (Atala, René)


Pour le moment, je me marre bien avec Rabelais, alias Alcofrybas Nasier, et les gros baffreurs et "beuveurs" ...


A+  JC



Matheo 19/08/2010 10:56



Ah Atala!


Bonne lecture



*MeL* 13/08/2010 15:57



Je suis une amoureuse de Saint-Malo...Je me suis promenée sur le Grand Bé ...et je crois que Chateaubriand repose en paix face à l'Infini...il vogue sur les vagues....et quand en solitaire on
s'assoit  face à cette immensité d'eau...des bribes d'écrits de Chateaubriand viennent effleurer notre mémoire...


J'aime beaucoup votre blog Mathéo



Matheo 13/08/2010 17:12



J'aime beau coup votre commentaire.


j'ai ressenti la même chose dans les mêmes lieux.


sourire



delphine 12/08/2010 21:59



Bonsoir cher Math, tes vacances et tes congés t'inspirent des pensées bien sérieuses il me semble. C'est bien de se recentrer sur l'essentiel, mais le rire et l'amusement sont nécessaires aussi
et si bons... Dis-moi, tu ne l'oublies pas n'est-ce pas?



Matheo 13/08/2010 09:48



sourire.


peut-être as-tu raison de me le rappeler.


Bisous Delphine