Fuir le néant...

Publié le par Matheo

La mort

 

 
                                       Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
                                       Pourquoi je ris, pourquoi je pleure



Voila une question que je n’ai jamais cessé de me poser, qui me poursuis quoi que je fasse…
Je pense que notre passage sur terre n’est que l’antichambre de la vie éternelle qui s’offrira à nous au bout de ce voyage périlleux que nous faisons depuis notre naissance, et je me dis que tout a un sens, que nous devons faire de notre mieux quoi qu’il arrive pour être digne de ce que le ciel est prêt à nous offrir.
Il arrive pourtant que le doute m’assaille, m’enveloppe de son voile nauséabond, il prend l’ascendant sur ma foi, je me débats, puis renonce terrassé par l’accablement, et en ces moments d’immenses souffrances, je me dis que si c’est le néant qui guette, tel un misérable mercenaire, s’apprêtant à absorber de son terrible rien notre pauvre existence, il ne sert à rien de s’accrocher, parce que vu ainsi, la vie n’apparait plus que comme une terrible erreur, que comme une monstrueuse duperie…
C’est étonnant parce que de prime abord, on pourrait penser que si la vie n’a pas d’autre avenir que le néant, l’homme voudrait reculer au plus loin les limites de la mort, mais en réalité c’est tout le contraire parce qu’on ne fuit pas le néant…

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Callophrys 23/10/2009 09:11


J'aimerais etre croyante car en des moments difficiles on peut sans doute affronter les choses avec plus de serenite....
quant au neant parfois on y tombe et pas grand chose ne nous raccroche....


Lorraine 21/10/2009 18:16


je me laisse porter, même si parfois je ne sens rien, je ne suis rien. Puis je refleuris, la confiance me submerge. Et je crois. Quand tout s'estompe, je me dis que la foi a des caprices mais aussi
des certitudes. J'essaie de bien naviguer. Ce n'est pas facile...


mom 21/10/2009 08:33


merci l'ami bonne journée pluvieuse ici!


sido 20/10/2009 09:12


C'est une éternelle question! La réponse ne peut être que personelle; aucune expérience d'autrui ne peut dispenser d'une réponse de soi à soi. Ceux qui la trouvent ont une chance qu'ils ne mesurent
pas car la question du n'ant est alors inutile.
Si l'être humain souffre tant c'est qu'il est sans cesse entre deux rives. Et si tout simplement il se laisser porter par le fleuve tranquille qui coule au milieu ? Qu'importe de ne pas connaitre
la destination

Ca Mathéo c'est la version "philo", celle que l'on aimerait adopter  pour ma part l'eau me pousse souvent vers la rive la plus évidente celle du RIEN.
Bises et bonne semaine



gazou 20/10/2009 00:00


Le chemin est pavé de questions...Mais les questions n'empêchent pas d'avancer, bien au contraire