Lettre de monsieur Chopin

Publié le par Matheo

« Je suis gai extérieurement mais intérieurement bien des choses me font souffrir. Certains pressentiments, des rêves ou bien l’insomnie, la nostalgie, l’indifférence, le désir de vivre et, un moment plus tard, celui de mourir, une sérénité délicieuse, une sorte d’engourdissement, je me sens loin de tout et parfois des souvenirs précis me tourmentent, l’amertume, l’aigreur, un affreux mélange de sentiments me bouleverse et m’agite.  »

                                  Lettre de monsieur Chopin à Tytus Woyciechowski.

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callophrys 25/02/2010 09:01


ces mots resonnent en moi....


Matheo 25/02/2010 18:53


Oui, ils m'ont beaucoup parlé aussi.


Constance 24/02/2010 08:43


Bonjour,
Cette nuit m'est revenu où j'avais entendu cette petite citation de Chopin : lors d'une discussion (cycle d'émissions spéciales Chopin) entre Olivier Bellamy et Eve Ruggieri sur Radio
Classique. Vous en avez peut-être écouté certaines, elles revenaient sur l'ensemble de sa vie et de son oeuvre et étaient vraiment passionnantes. 
Bonne soirée


Matheo 24/02/2010 18:48


Je crois pouvoir dire d'avoir tout lu de ce qui le concernait.
sourire
Merci de votre pasage


gazou 24/02/2010 08:15


de sa tristesse, il a su faire de la beauté


Matheo 24/02/2010 18:50


Oui, c'est vrai, il a chanté son âme.


Edmée 23/02/2010 23:48


Il y a des gens qui sont à l'aise dans une nostalgie perpétuelle, ou dans des pensées sombres. Alberto Moravia a contemplé le suicide toute sa vie, mais c'était en fait une fascination, car il est
mort normalement, et aimait farouchement la vie. Mais il aimait s'imaginer aimer le suicide et son idée. Chopin, sans doute, aimait être "presque" malheureux.


Matheo 24/02/2010 07:26


Le bonheur lui echappait...


celestine 23/02/2010 23:46


Comment ne pas aimer Chopin? Telle était la question que nous nous posions entre amis un soir d'automne; deux camps se firent jour, les pro et les anti. Parmi ces derniers, des rigoureux, des
pragmatiques, des cartésiens, agacés par son romantisme échevelé et sans mesure , par son lyrisme débridé confinant à la sensiblerie. " c'était un grand malade! " dit l'un.
"Vous préférez la musique militaire, sans doute!" lançai-je, irritée.
Je pris la tête des ardents défenseurs de ce génie, torturé certes, mais sublime. L'hyper-sensiblité est un trait dominant chez tous les grands artistes, car ils ont un sixième sens ouvert sur le
monde qui leur fait ressentir de manière exacerbée la moindre émotion. La musique de Chopin va chercher en nous au plus profond nos propres interrogations, nos propres tortures intérieures, et
c'est sans doute ce qui ne plaît pas à certains: se sentir comme "mis à nu" par la richissime acuité de cette musique invasive. Sentir sa propre raison vaciller, et se laisser gagner par le
mal-être existentiel qui l'animait , à travers ses compositions et ses écrits. Se faire secouer les neurones par le génie de cet homme hors du commun. Personnellement, j'adore me faire secouer les
neurones.
Merci Math pour ce billet
Célestine


Matheo 24/02/2010 07:28


J'aime t'imaniger à la tête des pro.
sourire
bisous Cel