Wagner a dit :
« Je crois en Dieu et en Beethoven ! »
En écho je réponds
« Je crois en Frédéric Chopin ! »
Ce matin le si boude, il ne veut rien
entendre, son statut ne lui convient pas, il jalouse le sol, le sol qui rayonne, qui ne cesse d’attirer le
mi et de tourner la tête au do, il y a bien
le la que le si aime en secret mais
celui-ci est un égocentrique, sous prétexte qu’il se donne au premier venu, sans aucune pudeur d’ailleurs, il se prend pour le chef de la gamme.
Le si est déterminé, il fait
grève, grève du son, on verra bien si on peut se passer si facilement de lui !
Le la finira bien par baisser d’un ton son arrogance !
Allez-y mes bons amis, se dit-il, sonnez sonnez, moi c’est le silence, que le ré me pardonne, mais je ne céderai pas avant d’avoir remplacé le sol#, qu’il prenne ma place après tout !!!!
Mathéooooooooooooooooo ! Tu fais quoi avec ce piano ?
Mais je n’en sais rien, tous mes si restent muets, je n’y comprends rien !
A l’âge où le cœur est indemne de douleur,
Je brulais d’entrer à mon tour dans la ronde.
Séduit par ses mirages, piégé par ses leurres,
J’étais encore pur et léger comme l’aronde.
A l’âge des toutes premières intransigeances,
Saison difficile où on se façonne un modèle,
Je comprenais le danger d’entrer dans la danse,
Et m’écartais de cette misérable tour de Babel.
A l’âge d’homme je dus pourtant me soumettre.
Je pris à regret part à la frénétique farandole.
Aux tout premiers pas je n’étais plus mon maitre,
J’avais perdu ma conscience pour servir leurs idoles
A l’âge vénérable où le crépuscule lentement se profile
Les mains de desserrent et libèrent de la folle sarabande,
Il faut choisir entre l’habitude des entraves et l’ultime exil.
Il faut réveiller en soi les rêves, réinventer d’autres légendes.
L’effrayante ronde de la vie moissonne tous les enfants perdus,
les dessèche, les altère, arrache en eux toute émotivité humaine.
Un jour pourtant, las de leur joug, ils se livrent à la danse des pendus,
Que les corps moribonds infligent aux âmes libérées de leurs chaines.
L’effroyable ronde de la vie tisse les langes en linceuls….
Pour les impromtus litteraires
Vous avez franchi la limite de vitesse autorisée, Monsieur, montrez moi vos papiers.
Vous avez sans doute raison selon vos critères, voici mes papiers
Mes critères ? Les critères sont les même pour tout le monde, vous rouliez trop vite, un point c’est tout ?
J’allais trop vite à vos yeux mais pas forcément aux miens ou aux yeux de quelqu’un d’autre.
Le problème n’est pas là, le législateur a fixé des règles et vous devez vous y soumettre, je vais vous dresser un procès verbal, vous écoperez d’une sanction et ça vous fera réfléchir.
Je n’ai pas besoin de vous pour réfléchir !
Soufflez dans le ballon, vous me paressez bizarre.
Bizarre ou étrange ?
Soufflez !!!
Si vos voulez, mais je n’aime pas votre ton !
Ah oui, moi c’est votre comportement que je trouve suspect !
Faudrait savoir, je suis suspect ou bizarre ?
Soufflez plus fort !
Je fais ce que je peux !
Vous avez de la chance !
Pourquoi de la chance ? Je n’ai pas bu.
En tous cas vous êtes bon pour l’excès de vitesse !
Je suis bon, non je ne crois pas, j’essaie évidemment mais parfois je suis mauvais, c’est si difficile …
De quoi parlez-vous ?
Et bien de la faculté de chacun d’entre nous d’être un homme bon.
Oh je vois vous tentez de m’attendrir.
Mais non, je ne suis pas un calculateur.
Vous êtes un sacré malin
Ah vous trouvez ?
Tenez reprenez vos papiers.
Et puis après tout, c’est le moment ou jamais, poussez vous je redémarre !
Attention pas ce petit jeu avec moi !
Ce n’est pas personnel ! Mais aujourd’hui je veux être un homme libre !
Attention, je vais devoir vous faire entendre raison, descendez de votre véhicule !
Pas question !
Allez vous allez être bien gentil, vous descendez et vous tendez vers mon collègue vos deux mains. Didier fouille la voiture.
Rien trouvé chef !
On l’emmène quand même, il a passé les limite, il n’est pas clair de type là !
Montez, nous allons vous faire une prise de sang et si tout va bien vous pourrez rentrer chez vous.
Ce sera top tard !
Pourquoi ?
Parce que j’aurais manqué mon rendez vous ?
Vous me semblez sérieusement « fatigué » !
Mais c’est quoi ce cauchemar ?
Encore deux heures à dormir avant le sinistre lundi matin…
Pour les impromptus litteraires
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Je mets ensemble les notes qui s’aiment : Wolfgang Amadeus Mozart

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