je ne sus que pleurer intérieurement...
J’étais allongé et je voyais au-dessus de moi mes proches, la mine défaite.
Enzo semblait plus triste que je ne l’avais jamais vu, il Portait dans ses bras Frédéric qui lui-même ne gazouillait pas comme d’habitude, leur chagrin me faisait une peine infinie, puis, je vis Rom, elle était en pleurs, son beau visage était défait, ses yeux noyés de larmes. Elle se pencha sur moi et déposa un baiser sur mes lèvres.
Je sentis son souffle sur mon visage, je tentai de lui rendre son baiser mais je découvris que je ne pouvais pas faire le moindre geste, tout mouvement m’était impossible.
Je devinai plus loin d’autres personnes mais je ne les distinguai pas, seuls leurs murmures étaient perceptibles et là encore je crus reconnaître des sanglots.
Je m’engourdissais dans ma réflexion lorsque soudainement je ne perçus plus aucune lumière mais j’entendis distinctement que l’on clouait quelque chose au-dessus de moi.
Avec terreur, je compris que je venais d’être enfermé dans mon cercueil.
Je me mis à étouffer, j’aurais voulu crier, supplier de ne pas m’abandonner là mais je ne sus que pleurer intérieurement…