La consolation.
La recherche, la quête de soi ne s'arrêtera-t-elle jamais?
Jeune, on pense que la voie n'est pas encore trouvée, que le chemin de traverse existe, qu'il est juste dissimulé par une évidence, mais lorsqu'on arrive au soir de sa vie et qu'en se retournant on n'aperçoit qu'un désert douloureux de désillusions, comment avoir encore la force de croire en la providence?
La seule consolation vient alors de la conscience, n'ai-je pas toujours essayé d'être juste, droit, ne suis-je pas ce qu'il est convenu d'appeler un homme bien?
Mais ce n'est pas suffisant!
Et cet enfant que j'ai tant voulu, tant appelé de mes souhaits, sans que le ciel accède à mon vœu!
Je ne suis pas si différent du jeune homme que je fus, j'ai juste cessé de me leurrer de me rassurer sur des lendemains que je pensais forcement meilleurs.
L'homme a peur de la mort parce qu'il sent son œuvre inachevée, au moins n'ai-je pas à la craindre puisque je n'ai rien a terminer.
Petite consolation pour un immense échec, petite compensation pour un prodigieux désenchantement...