A l'ombre de ton clocher.

Je vie à présent à ton pied dans cette grande maison noyée par des vieux arbres, par une végétation aussi luxuriante que rustique, cette rusticité à laquelle j'ai tant de mal à me faire qui m'est si étrangère. Bien portant, Je n'ai eu de cesse que de m'évader de ton ombre mais à présent me voici prisonnier de ta terre qui n'est pas la mienne.
Nous devrions pourtant nous comprendre aussi esseulés l'un que l'autre, moi le citadin égaré dans ta campagne profonde, et toi qui ne connait plus messe que pour enterrer tes paroissiens.
Je sais qu'un jour c'est sur le sol de ta nef que l'on déposera mon corps sans vie, et que c'est ton pays qui m'offrira mon lit d'éternité, tu m'accueilleras comme l'orphelin que je suis de ma bien aimée citée.