Paris
Ah, Paris ma belle, tu m'as ensorcelé
Tu m'as pris au berceau, tu as visé le cœur
Je n'ai pas esquissé, moins encore reculé
Parce qu'avec l'amour on sort toujours vainqueur!
Je n'étais qu'un minot mais déjà je t'aimais,
Je pressentais ma cruelle dépendance
Une possession éternelle et sans regret
Mais le destin est souvent une évidence.
Puis il y la violence de soixante huit
Les paves j'aurais pu moi aussi les jeter
Des mots creux, mensongers, une jeunesse séduite
Font des licenciements, des rendez vous ratés.
Le mois de mai soixante huit m'a juste exilé,
Expatrié, loin de toi, à la campagne
Ce n'est pas ma faute, je ne t'ai pas lâché
Depuis, par chagrin, l'usine est ma compagne.
Des évènements orchestrés par des nantis,
Se sont joué du peuple à coup de barricades,
En politique, ils se tous sont reconvertis,
Il ne fallait pas avaler leurs salades!
Qu'importe, mon Paris, ton âme est encore en moi
Je sais tes souffrances, je connais ton histoire
Il me semble parfois saisir l'écho des voix
Des enfants tombés pour que survive ta gloire.