A Katia
Il y avait une grâce dans chacun de ses mouvements, une élégance spontanée qui me chavirait le cœur;
Je peux bien l'avouer, j'étais incapable de résister au moindre de ses caprices, elle décidait et immédiatement j'abdiquais.
Nous ne nous voyons que le temps du week-end et je passais mes semaines à me demander ce qu'elle faisait, à m'inquiéter de sa santé, à me mettre en quête de quelque chose qui lui ferait plaisir.
En un mot, ma vie d'alors se partageait entre elle et le piano. J'avais bien tenté de me défaire de son emprise mais toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, doublé du remord de l'avoir délaissée.
J’y avais juste gagné une sorte de souffrance, la douleur de savoir, même de façon inconsciente, que j'avais perdu un instant unique, la tristesse de deviner dans ses yeux le mal que j'avais pu lui faire.
On me taquinait souvent à propos de cet attachement que beaucoup trouvait fantasque, mais je n'y prêtais pas d'attention puisqu'à chacune de nos promenades je puisais le bonheur à l’état pur..
Elle me rendait heureux et je l'aimais pour ça je crois qu'elle le fut aussi au moins par moment.
Malheureusement la vie n'est pas tendre, et sans crier gare nous a séparé pour toujours...
Je ne me suis plus jamais balader en forêt, je n'ai jamais monté un autre cheval, je lui suis resté fidèle.
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Je peux bien l'avouer, j'étais incapable de résister au moindre de ses caprices, elle décidait et immédiatement j'abdiquais.
Nous ne nous voyons que le temps du week-end et je passais mes semaines à me demander ce qu'elle faisait, à m'inquiéter de sa santé, à me mettre en quête de quelque chose qui lui ferait plaisir.
En un mot, ma vie d'alors se partageait entre elle et le piano. J'avais bien tenté de me défaire de son emprise mais toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, doublé du remord de l'avoir délaissée.
J’y avais juste gagné une sorte de souffrance, la douleur de savoir, même de façon inconsciente, que j'avais perdu un instant unique, la tristesse de deviner dans ses yeux le mal que j'avais pu lui faire.
On me taquinait souvent à propos de cet attachement que beaucoup trouvait fantasque, mais je n'y prêtais pas d'attention puisqu'à chacune de nos promenades je puisais le bonheur à l’état pur..
Elle me rendait heureux et je l'aimais pour ça je crois qu'elle le fut aussi au moins par moment.
Malheureusement la vie n'est pas tendre, et sans crier gare nous a séparé pour toujours...
Je ne me suis plus jamais balader en forêt, je n'ai jamais monté un autre cheval, je lui suis resté fidèle.
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