La ronde des dividendes

On nous vante les grandes vertus du travail.
On nous parle de vague reconnaissance,
cependant on nous traite comme du bétail
Le laborieux ne vaut pas la déférence.
Oh Bien sur notre vie est bien facilitée
par les courageux combats de nos chers ainés,
mais leurs efforts sont peu à peu décapités,
les dividendes les ont déjà condamnés.
Dans les rues partout s’étale la misère,
à tout bout de champ on voit se tendre des mains.
Leur abattement succède à leur colère,
Et ces pauvres gens n’attendent plus que leur fin.
Je ne sais plus quel partie prendre en les voyant ;
Une pièce ne chasse pas le désespoir !
Mon Dieu, leur regard est terrible, foudroyant,
on ne peut pas survivre sans garder espoir.
Mon beau pays, toi qui sur le monde a jeté,
Cette idée précieuse et sacrée d’égalité,
cesse de te plier au gré des financiers,
nous sommes tous tes enfants, rend nous la fierté.
Dans nos villes nous voulons voir jouer des enfants,
entendre leur babillage, sur les trottoirs,
mais ce sont comme vous dite, des indigents
qui transforment nos pavés en simple mouroir.
On nous parle de droit à la propriété.
Moi je parle simplement du droit de vivre !
Nos grands décideurs sont atteints de cécité,
cette société ne pourra pas poursuivre.
A Delphine