Les bancs de mes vacances

Publié le par Matheo






Pour une consigne de papier libre


Vous parler de mes vacances, c’est vous parler d’une vieille histoire d’amour, jamais démentie.

Je n’avais que deux projets pour occuper ce repos estival, me reposer pour affronter au mieux l’année à venir, et profiter de paris au mieux, mais de mon Paris, de celui avec qui je suis intimement lié, de par mes souvenirs et de par mon identité.

Je voulais me faire guider par ma seule mémoire, aller chercher les lieux que j’avais fréquenté aux côtés d’êtres chers…

Je peux dire que j’ai passé le plus clair du temps de mes congés assis sur un banc et ce fut un vrai bonheur.

Il y a eu les bancs du jardin du Luxembourg, dans lequel ma mère m’emmenait quelquefois quand j’étais petit, ceux de la place des Vosges où je me suis complu à me persuader que l’ombre du grand Hugo venait flâner, la nuit venue, celui du square St Médard qui borde la rue Mouffetard.

Un lieu précieux de ma propre enfance et de celle de ma mère.

Ceux de la citée, où je e suis assis temps de fois accompagné de mon cher cousin aujourd’hui disparu.

J’ai gouté avec  gourmandise tous ces moments bénis où je me suis senti si bien, dans mon élément.

Il est surprenant  de constater que de lointains souvenirs puissent reprendre forme sous l’influence d’une impression, ou d’une simple odeur.

Peut-être suffit-il simplement d’une bonne disposition d’esprit en regardant ces paysages si familiers.

Il me semblait qu’en me retournant je verrai apparaitre les miens qui me manquent tant.

Je ne peux  pas passer sous silence le siège qui m’aura, sans doute, retenu le plus longtemps, une bonne chaise abritée par le grand chêne de mon  jardin.

J’y ai lu Hugo, Musset.

J’y ai oublié le temps…

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Publié dans Textes

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P
Ce devait être un beau pélérinagebisous 
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M
<br /> bisous<br /> <br /> <br />
A
Je vois que tu es un ami de Paris, tout comme nous.Tu me donnes bien envie d'aller faire un tour square saint Médar (j'adore ce quartier)
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M
<br /> Je l'ai déserté aujourd"hui.<br /> mais c'est vrai que c'est un quartier attachant<br /> <br /> <br />
C
Ce jeune homme, assis sur son banc, que j'imagine beau et pâle, une mèche de cheveux sur le front, comme se doit un poète romantique, lisant Musset et Hugo sous les frondaisons des parcs parisiens, ce jeune homme qui écrit si bien, me semble trop beau pour être vrai. Dis, tu existes vraiment, Math ? En 2009 c'est un miracle.Je sens que je tombe amoureuse! lol
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M
<br /> rire<br /> Oui j'existe vraiment mais je suis loin d'être un cadeau!<br /> Bonne journée<br /> <br /> <br />
D
MERCI
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M
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D
Oui, ça me ferait plaisir que tu penses à moi en passant devant! Tu sais que notre grand Van Damme (le chanteur pas l'autre ) y a donné un concert à l'époque? Je n'avais pas de billet et tournait autour de l'amphi pour en recueillir les moindres bribes... Finalement j'ai été gentiment priée de m'éloigner par un de ces charmants vigiles... Oui, c'est la vie et on n'y peut rien! Moi j'ai beaucoup trop reçu, d'accord, accompagné de souffrances, mais quand même... et je ne sais pas pourquoi! J'essaie de donner ce que je peux, mais c'est tellement infîme par rapport à ce décalage que l'on constate tous les jours non seulement à l'échelle planétaire, mais aussi à l'échelle de notre pays ou de notre quartier. on se demande "Pourquoi moi?" ou "Pourquoi pas moi?" Mais tout cela est à une échelle qui nous dépasse complètement. Laissons-nous porter, soyons confiant et heureux de ce que nous avons ou n'avons pas, sûrs que c'est pour le mieux. Crois-tu que tu aurais eu une cette finesse merveilleuse si ta vie avait été autre? Crois-tu que tu serais resté ouvert à autrui? Crois-tu que la musique t'aurait autant apporté? Et puis, tout nous sera rendu au centuple, tu ne penses pas? J'espère que je me suis fait comprendre, ça peut avoir l'air ridicule ce que je dis là...Bisous
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M
<br /> Non pas ridicule du tout, et je crois profondément que tout sera rendu au centuple.<br /> Je crois profondément<br /> je penserai à toi demain sois en certaine, je ferai un petit coucou de ta part à la vieille institution.<br /> Bises.<br /> math<br /> <br /> <br />