Tout cela est si difficile.
Aujourd’hui le temps est couvert, il bruine, le vent est froid, sournois et moi je suis là, la tête ailleurs, l’esprit resté encore dans cette chapelle où nous nous sommes recueillis hier.
Une vie enfuie et ce qu’il en reste, ce pauvre corps désormais étranger à toute souffrance, corps glacé, figé, enfermé dans ce lit de bois sur lequel sont posées des fleurs, ultime témoignage de notre attachement, de nos sentiments.
La prière est si difficile, comment parvenir à se réjouir comme nous y invite le prêtre dans son homélie.
Mes oreilles ont gardé le souvenir du bruit si terrible de la chaudière qui semble réclamer le cercueil et qui dans un instant sera avalé derrière cette porte de toutes les peurs.