Rêve furtif.
Cette une douce soirée d'été, l'air est délicatement embaumé par les chèvrefeuilles voisins, on entend des fenêtres ouvertes du salon une sonate de Beethoven, les enfants commencent à s'endormir, ivres de leurs jeux de la journée, quelques hommes se sont éloignés pour fumer un cigare en dégustant un cognac, les femmes s'abandonnent à leurs confidences dont est exclu depuis tout temps le gente masculine, plus loin et plus à l'ombre on devine deux jeunes couples occupés à faire rimer toujours avec amour et moi je me tiens à l'écart de tous pour mieux profiter du moment enfui.
Ils ne me devinent pas, ils ne m'ignorent pas simplement ils ne me voient pas.
Ils sont âmes du passé, ignorant leur futur qui est mon présent, et du bout de mon coeur je me sens à mon tour observé par mon futur que je ne connais pas encore.
