Mon autre moi XI

Publié le par Mathéo

Je n’avais jamais approché que deux instruments, celui de mon professeur et le vieux gaveau droit que possédait un de mes grands-oncles et que je m’appropriais à chacune de nos visites.

Là, sous mes yeux aveuglés par les larmes, se trouvait un véritable trésor, un quart de queue Pleyel.

Je me suis approché, l’ai caressé du bouts des doigts, j’ai ouvert le clavier avec un mélange de respect et de bonheur.

Ce fut un coup de foudre !

Une véritable histoire d’amour !

Mes parents s’étonnèrent de ma réaction et me dirent un peu désappointés :

-« tu ne l’essaies donc pas ? »

Non, on n'essaie pas son amour, on le caresse, on le dévore du regard, on prend le temps de le désirer…

Mais ce ne sont pas des choses que l’on dit enfant, alors je suis resté muet, interdit, pétrifié…

A partir de ce moment, il fallut me surveiller plus que jamais afin que je me montre un temps soit peu attentif en classe.

Je ne cessais de me poser des questions.

Suis-je assez puissant dans cette phrase, assez aérien dans cette autre ?

J’étais en quête perpétuelle de la bonne interprétation même s’il me manquait encore la pleine technique.

Je voulais plus que tout, être à la hauteur des œuvres et de mon instrument.

Chaque minute loin de mon joyau n’était que temps perdu à mes yeux.

J’avais piqué ma première grosse colère quand il avait été question de partir pour Cabourg parce qu’il n’y avait pas de piano la bas, mais j’avais fini par consentir de mauvaise grâce à rejoindre la Dordogne où un des amis de la famille avait accepté de ma laisser à ma convenance son Michelson.

Les vacances m’étaient tout de même pénibles et je ne rêvais que des la rentrées où je retrouverai mon Pleyel.

Je m’étais laissé  prendre au piège, rien n’avait plus d’importance que la musique…
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Publié dans Mon autre moi

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P
C'est étrange, mais à la lecture de cette histoire, je me rends compte que ce petit garçon déjà si seul, s'est encore plus isolé socialement avec son instrument. C'est presque similaire aux conséquences des jeux vidéos et des ordinateurs sur la jeunesse actuelle.Je m'en vais continuer ma lecture, je file...
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M
sourire<br /> Prends soin de toi.
C
toujours émouvant tes récits et merci encore pour tes mots sur mon blog
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M
Merci de ton indulgence...
A
La passion, c'est la passion et rien ne la surpasse...Ouf, ce matin c'était imposible de te mettre un com.Bon fin de semaine P.S. Si tu reviens régulièrement dans mon jardin enchanté, (qui n'est pas le mien), tu découvrira tous les trésors gardés par l'oiseau.....
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M
Je n'y manquerai pas...
R
Quel beau souvenir d'enfance, je comprends dans ta tête d'enfant de l'époque que tu étais en amour avec ce piano et qu'il occupait toutes tes pensées.À demain pour la suite.....Bon samedi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
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M
Bisous
P
Le piano t'avait pris !! Bonne soirée ;
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M
Il m'a complètement piègé...