Tu es toute ma vie....
Ma très belle, mon unique, ma bien aimée,
nous vivons si loin l’un de l’autre, séparés.
La douleur de ton absence m’a tant consumé !
J’ai perdu ma jeunesse à force de pleurer.
Oh, Je fus un de tes plus grands admirateurs,
ton amoureux fou, ton humble adulateur,
et jour après jour je n’ai rêvé que de toi,
toujours souffrant, abandonné au désarroi.
Oui, aujourd’hui je ne suis plus qu’un vieil homme
mais jamais mon cœur n’a été économe,
et tu sais encore affoler ce pauvre vieux,
et tu sais le rendre encore bien malheureux.
Mon Paris, ton sang coule dans mes veines !
Paris en moi coule doucement la seine !
Tu es mon village, ma ville, mon pays !
Tu es mon noble héritage, toute ma vie !