Un beau jardin

Variation sur le thème du jardin
Je me noie dans mes doutes, dans mes souffrances,
l’aube se dessine et se fait menaçante,
cette fois s’éloigne pour de bon l’espérance
la course fut trop longue, trop harassante !
le bateau chavire, livré à lui-même,
la coque résiste longtemps, puis se brise,
on devine des pleurs, des visages blêmes,
il ya renoncement mais pas traitrise.
L’ombre portée par le suaire de l’abandon
Revêt les flots d’une couleur de désespoir.
Le vent gémit et la nuit offre le pardon.
La vie s’est accrochée aux promesses du soir.
Sous les sanglots de la lune maternelle,
le drame se noue, c’est une heure funeste !
L’astre pâle est la dernière sentinelle,
belle et silencieuse compagne céleste.
L’eau se referme et appelle l’astre du jour,
elle chasse les fantômes en abjurant la nuit,
Elle sait que les âmes partent pour toujours,
dans un beau jardin sans souffrance et sans ennui.