my tailor is rich
Je suis et serai toujours très mauvais pour les langues.
Je sais à peine demander mon chemin en anglais et cela a été un handicap assez lourd durant mes études, c’est pourquoi mes parents m’ont envoyé pour les vacances scolaire de Pâques dans les années 70, en Angleterre, dans la grande banlieue de Londres.
Je dois indiquer, pour être sincère, que ce séjour ne m’enchantait pas, et là je suis modéré dans mes propos.
La traversée fut épique, la mer décida ce jour là, de tester les jeunes estomacs Français, et beaucoup d’entre eux ne résistèrent pas longtemps.
Il y eut une grosse consommation de sacs en papier, et je pense qu’à notre arrivée nos familles d’accueil ont du penser que nous ne sentions pas très bon.
Pour ma part, j’échappai par miracle, à la nausée mais en débarquant, j’appris que la famille chargée de me recevoir avait un empêchement, et je fus « abandonné » à des inconnus que je regardai d’un air circonspect.
Ces gens étaient tout simplement charmants, attentionnés ils firent preuve d’une extrême gentillesse à mon égard et d’une grande patience face à mon anglais inqualifiable.
Aujourd’hui encore je garde un excellent souvenir de cette quinzaine de jours que j’avais tant redouté.
Au retour nous fîmes une traversée calme et sereine, ce qui contraria mon plan de découvrir le mal de mer.
Tout le chocolat que je m’étais empiffré pour favoriser la nausée ne me causa qu’un léger problème qui ne se déclara que le lendemain.
J’étais assez jaloux de ne pas pouvoir raconter l’affreuse aventure de l’allée n’en ayant pas souffert moi-même.
Oui, je vous l’accorde, ce n’est pas malin.
En touchant terre à Calais, nous nous sommes montrés heureux de renouer avec la cuisine Française, je l’avoue.
Pour moi, l’Angleterre, avant la tour de Londres, la relevé de la garde, big ben ou Tower Bridge, c’est d’abord la famille P…… et la merveilleuse lande que nous avons découverte lors d’une excursion.