Anniversaire de mariage
A toi qui m’a dit oui il y a quelques années à présent.
Je me suspends au murmure de tes lèvres,
comme le prisonnier s’attache à son rêve .
Qu’y puis-je si ton corps me donne la fièvre ?
Mon mal n’accorde jamais grâce ni trêve.
Viens ma belle, mets tes bras autour de mon cou,
et Laisse aller ta tête sur mon épaule.
Pour toi, mon amour, je suis capable de tout,
je peux briser les fers de toutes les geôles.
J’aurais voulu t’offrir une vie de reine,
être un preux chevalier, un général, un roi,
mettre à tes pieds une existence sereine,
chasser au loin, pour toi, le moindre désarroi.
Je n’ai su déposer au pied de ton trône,
que la déraison de ma passion brulante,
encor plus dévastatrice qu’un cyclone,
une démence absolue et effrayante.
Promets-moi de laisser ma main dans la tienne,
à l’instant où mon âme voudra s’envoler,
et laisse ta bouche scellée à la mienne,
jusqu’à ce que la mort vienne pour m’enrôler.