Je pars, je vais être en retard…..

Publié le par Matheo




Ah !!!!!!!!!!!!!!!!
Quelle calamité, ce soleil qui m’arrache au sommeil, j’ai eu tant de mal à le trouver.
Il ne doit pourtant pas être tard.
Où sont donc passées mes lunettes ?
Je les ai toujours à portée de main sur le chevet depuis que j’ai la vision d’une taupe.
Et ces chaussons !
Ce ne sont pas les miens !

Je file jusqu’à la salle de bain mais je ne trouve qu’un cabinet de toilette, mon visage est celui de mes dix-sept ans, pas encore grande trace de pilosité…
Mon Dieu je suis à Paris, il fait beau, je n’ai mal nulle part, Christiano dort à côté, c’est merveilleux !
J’ai cru à ce cauchemar, j’étais vieux, amer, perclus de douleur, tout le monde était mort, je ressemblais à un fantôme s’apprêtant à quitter cette terre, et cela avait l’air di réel…
Aujourd’hui sera une un grand jour, je le sens, cette terrible impression laissée par la nuit me donne envie de dévorer la vie.
Je me mettrais bien déjà au piano mais je vais réveiller mon incorrigible fêtard de cousin, alors je vais aller marcher, peut être même courir, je crois que je peux m’envoler ; je suis si léger…
Ce soir c’est le concert à la maison de la culture, je dois répéter, je suis prêt, mais il faut travailler, Mademoiselle Fontanet ne cesse de répéter que nous sommes des athlètes…
Drôles d’athlète en vérité !
Je vais aller au marché, préparer un truc sympa à Christiano !
Et puis non, nous irons nous promener on mangera chez Titine.
Au final, nous ferons ce qu’il voudra, voila, c’est ça, la meilleure idée.
Où a-t-il encore été trainer ?
Si nos parents soupçonnaient le quart de ce qui se passe ici, je n’ose même pas penser aux conséquences !
Plus d’appart, plus de liberté et je serais promu au rang peu enviable de complice.
Après tout c’est vrai que je collabore à ma façon, mais j’adore notre vie, alors qu’importe plus tard c’est plus tard, on avisera et puis Chris n’est jamais à défaut d’arguments, un avocat de première, un futur ténor du barreau s’il voulait, il est doué pour tout mais il se fout de tout.
Mes parents, oui je vais les appeler tout à l’heure, ils seront là ce soir, je suis si chanceux de les avoir…

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Le réveil sonne.
Il fait sombre, j’entends la pluie dehors, quelle heure est-il donc, je ne vois pas l’heure, ah mes lunettes, six heure…
J’ai encore cette faiblesse dans la jambe, je voudrais ne pas me lever, je n’en ai pas le goût mais je dois me presser, il faut aller travailler.
Je consulte mes mails avant de partir, sur mon bureau il y a la photo de mes parents, celle de Christiano…
 Je pars, je vais être en retard…..



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Publié dans Textes

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C
j'ai lu un peu plus de texte cette fois et ton histoire d'aspirant m'a totalement aspiréele papillon est très joli et les illustrations magnifiques
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M
<br /> Merci beaucoup<br /> <br /> <br />
P
Tu travailles??? ah mince alorsbises 
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M
<br /> pas cette semaine.<br /> Bises<br /> <br /> <br />
S
Des mots comme une ronde trop rapide qui s'échoue dans le temps et se papillon prêt à quitter sa fleur au moindre souffle. 
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M
<br /> <br /> les souffles du passé ne sont pas assez puissnts.<br /> sourire<br /> <br /> <br /> <br />
M
Quel beau texte l'ami et si "prenant" (sourire)Bonne journée.
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M
<br /> sourire<br /> Merci Michel<br /> <br /> <br />
M
Ah! le souvenir de nos jeunes années, l'impatience et la vigueur de nos coeurs et de nos corps....La photo est riche de cette évocation.<br />  
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M
<br /> <br /> C’est à la fois un bel âge et aussi celui de tous les<br /> dangers…<br /> <br /> <br /> <br />