Chopin

Publié le par Mathéo

 
Texte d'Emile Nelligan

Fais, au blanc frisson de tes doigts,
Gémir encore, ô ma maîtresse !
Cette marche dont la caresse
Jadis extasia les rois.

Sous les lustres aux prismes froids,
Donne à ce coeur sa morne ivresse,
Aux soirs de funèbre paresse
Coulés dans ton boudoir hongrois.

Que ton piano vibre et pleure,
Et que j'oublie avec toi l'heure
Dans un Eden, on ne sait où...

Oh ! fais un peu que je comprenne
Cette âme aux sons noirs qui m'entraîne
Et m'a rendu malade et fou !

Publié dans Textes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

lilounette 26/04/2008 15:11

Superbe texte Bon week-end

Mathéo 27/04/2008 09:16


oui je l'ai beaucoup aimé en découvrant cet auteur.


sido 26/04/2008 14:50

Ce poème très beau est correspondance, celle de l'instrument avec l'âme qui l'écoute. Je me sens toute entière dans l'avant dernier tercet, "que j'oublie l'heure dans un Eden on ne sait où...". Bises Mathéo.

Mathéo 27/04/2008 09:17


bises ma Sido


Joël 26/04/2008 11:36

Mathéo,dans un autre registre, j'ai regardé Ray cette semaine ! The genius !bonne journée.Joël.

Mathéo 27/04/2008 09:18


j'ai beaucoup aimé le film


patriarch 26/04/2008 10:37

Pourquoi les artistes sont ils toujours aussi tourmentés ???Bonne journée chez toi .

Mathéo 27/04/2008 09:18


trop de sensibilité.
bon dimanche à vous deux


paquerette 26/04/2008 10:35

Mélancolique et BEAU, merci Mathéo

Mathéo 27/04/2008 09:18


merci à toi de ton passage