Alphonse de Lamartine

Publié le par Matheo

 

 

 

 

 

Alphonse de Lamartine (1790 †1869)

 

Alphonse-de-Lamartine

Poursuivons notre voyage dans ce début du XIX ème siècle, si proche de nous et si vibrant de son activité artistique.

Nous laissons Monsieur de Chateaubriand pour rencontrer Monsieur de Lamartine.

Laissons de côté ses pérégrinations politiques pour ne s’intéresser qu’à son génie littéraire.

Il serait bien évidemment de bon ton de parler du très célèbre ‘Lac » tiré des méditations poétiques et inspiré par Julie Charles, mais je préfère vous proposer deux courts extraits de poèmes que j’aime tout autant.

 

Le premier  extrait

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

                                                                                L’automne

 

 Les dernières feuilles

Le second extrait  

 

Pendant que l'âme oubliait l'heure
Si courte dans cette saison,
L'ombre de la chère demeure
S'allongeait sur le froid gazon;
Mais de cette ombre sur la mousse
L'impression funèbre et douce
Me consolait d'y pleurer seul :
Il me semblait qu'une main d'ange
De mon berceau prenait un lange
Pour m'en faire un sacré linceul !

                                                                La  vigne et la maison

La maison de Milly

 

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Moni 05/09/2010 21:04



Se promener avec ce merveilleux auteur. Ses mots nous élèvent dans de magnifiques sphères.


Sa demeure est très belle. Magnifiques toiles. Merci



Matheo 11/09/2010 15:25



C'est toujours une découverte!



JCP 21/08/2010 18:18



Je connais pas et je note !


j'ai vu chez un antiquaire breton des éditions du vivant des auteurs du 19° siècle, j'avoue que je comprends ta joie.


(dans les 80 euros pour les méditations poétiques du même, en état acceptable, mais imprimé petit et difficile à lire...)


A+  JC



Matheo 22/08/2010 09:08



C'est le problème.


A+



JCP 19/08/2010 14:54



C'est une oeuvre de jeunesse (20 ans je crois), mais qui se laisse lire si on apprécie le poète, dont on assiste à la naissance du talent.


A+  JC



Matheo 21/08/2010 10:57



Je viens de m'offrir Jocelyn, une édition de 1865.


Je suis ravi!



JCP 19/08/2010 12:10



Tu peux le lire et le télécharger même, gratuitement, ici, pour t'en faire une idée si tu veux:


http://www.inlibroveritas.net/auteur63.html


Un extrait:



Un jour, c'était au commencement de l'été, au moment où le golfe de Naples, bordé de ses collines, de ses maisons blanches, de ses rochers tapissés de vignes grimpantes et entourant sa mer plus
bleue que son ciel, ressemble à une coupe de vert antique qui blanchit d'écume, et dont le lierre et le pampre festonnent les anses et les bords ; c'était la saison où les pêcheurs du
Pausilippe, qui suspendent leur cabane à ses rochers et qui étendent leurs filets sur ses petites plages de sable fin, s'éloignent de la terre avec confiance et vont pêcher la nuit à deux ou
trois lieues en mer jusque sous les falaises de Capri, de Procida, d'Ischia, et au milieu du golfe de Gaète.
Quelques-uns portent avec eux des torches de résine, qu'ils allument pour tromper le poisson. Le poisson monte à la lueur croyant que c'est le crépuscule du jour. Un enfant, accroupi sur la proue
de la barque, penche en silence la torche inclinée sur la vague, pendant que le pêcheur, plongeant de l'oeil au fond de l'eau, cherche à apercevoir sa proie et à l'envelopper de son filet. Ces
feux, rouges comme des foyers de fournaise, se reflètent en longs sillons ondoyants sur la nappe de la mer comme les longues traînées de lueurs qu'y projette le globe de la lune. L'ondoiement des
vagues les fait osciller et en prolonge l'éblouissement de lame en lame aussi loin que la première vague les reflète aux vagues qui la suivent.


A+  JC




Matheo 19/08/2010 14:03



ah tu me donnes une furieuse envie mon ami!



JCP 17/08/2010 18:39



Bonjour Mathéo,


J'aime beaucoup Lamartine aussi, et notamment ces poèmes là - incontournables.


J'ai lu cet été, acheté à vil prix en occase en Bretagne son court roman "Graziella" qui, bien qu'un peu naïf - la sensibilité et les moeurs de l'époque - m'a beaucoup plu, et que je relirai.


A+  JC



Matheo 19/08/2010 10:57



Je t'avoue que je ne l'ai pas lu.