Mercredi 11 novembre 2009

Arc de triophe

 

Combattant

 

Inhumation du soldat inconnu




Comme toute la France j’ai une pensée émue pour les hommes tombés avant qu’on ne déclare l’armistice en 1918, je tiens aussi à dire que je pense particulièrement aux soldats fusillés pour l’exemple, je préférerais employer d’ailleurs le mot assassinés qui est beaucoup plus exact.
Souhaitons qu’un jour tous les hommes de la terre se serrent la main en se rappelant que nous sommes tous frères.
Par Matheo
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Mardi 10 novembre 2009




« Il me faut les dossiers bouclés  de la semaine en cours avant dix heures ! »

« Ah, tu as déjà traité ce dossier, pas de chance les côtes sont changées ! »

« Entre deux passe quelques dossiers SAV ! »

« Modifie les dossiers du client X, on a une rupture de stock ! »

 

 

« Il y a u changement de couleur pour B, de toute façon ça ne te prendra que cinq minutes ! »

La pause déjeuner venue, je sors en titubant, c’est à peine si je suis encore capable de comprendre ce que débite mon autoradio.

Je retourne vers le bureau une demi-heure plus tard comme un boxeur déjà sonné.

Le rythme à soutenir est le même  l’après-midi, je finis par décrocher, je doute de tout ce que je viens de faire.

N’ai-je rien oublié ?

 Ai-je fais convenablement mon boulot ?

Soudain un poids énorme m’empêche de respirer, il me semble que ma tête est prise dans un étau qui n’a de cesse que de la faire éclater.

En reprenant ma voiture, je pense à tous ce qu’il me reste à faire, au retard que je dois rattraper.

Je brule un stop.

C’est le coup de klaxon de la voiture évitée de peu qui me sort de ma torpeur.

Subitement je me dis que si mon véhicule quittait la route à cet endroit, j’aurais enfin droit au repos, il suffit d’un coup de volant, je fixe l’arbre puis l’image des miens me dissuade.

Ce ne sera pas pour cette fois mais demain peut-être…

En rentrant chez moi, j’ai l’impression qu’on me sort la tête de l’eau le temps nécessaire pour reprendre souffle, avant qu’on ne me l’immerge le lendemain en franchissant la porte de l’entreprise…

Un jour, j’en suis certain, je refuserai de prendre cette bouffée d’air qui conduit vers une nouvelle journée d’enfer…

 

 

Par Matheo - Publié dans : Réaction
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Lundi 9 novembre 2009


On ne peut garder foi en l’homme qu’en respectant sa liberté ; c’est là l’essence première de ses droits…

Je dédie ce billet à tous les hommes de bonne volonté et à un jeune homme qui n’a pas vécu assez longtemps pour voir son rêve se réaliser...
                                                                    (A toi Franz)








Photo Flickr

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Dimanche 8 novembre 2009

Le génie de la bastille



 

En cette veille de la commémoration de la chute du mur de Berlin, le génie de la liberté vous souhaite un bon dimanche.

Moi aussi du reste !



Par Matheo - Publié dans : Photos - Communauté : A Paris
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Samedi 7 novembre 2009



Photo Flickr




Le rouge gorge qui fréquente assidument la cantine Andréoni
(service à toute heure) est une véritable teigne !

Monsieur ne veut partager sa pitance avec personne.

Il gonfle ses plumes, bat des ailes pour tenter de mettre en fuite piafs, mésanges, tourterelles, merles etc.

Un vrai tyran !!!

 

Par Matheo - Publié dans : Mathéo
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Vendredi 6 novembre 2009




Pour
papier libre



Je devais avoir entre treize et quatorze ans lorsque j’ai rencontré madame Hochoir mon professeur d’allemand au collège.

Je me rappelle parfaitement d’elle, c’est un peu comme si nous nous étions quittés hier.

Ce n’était pas à proprement parlé une belle femme, elle était plutôt petite, et d’un physique somme toute assez commun, mais elle avait une présence étonnante, une présence qui fut sans doute à l’origine de mon premier trouble d’adolescent.

Les jours où j’avais Allemand, Je choisissais avec  un soin particulier  mes vêtements et je traquais avec férocité mon eternel épi rebelle que mes baguettes blondes ravivaient chaque nuit.

Je  travaillais ses cours comme jamais je n’avais travaillé autre chose et même le piano en pâtissait, je voulais qu’elle me trouve brillant, qu’elle me remarque, je rêvais d’être en mesure de lui ramasser ses livres après qu’elle les eût fait tomber comme dans les mauvais films.

Elle m’aurait souri, je l’aurais attiré vers moi et puis….

Et puis à chaque fois qu’elle m’interrogeait j’étais incapable de produire le moindre son.

L’année suivante un prof insipide la remplaça, mon cousin refit mes devoirs d’allemand à ma place et je sus ce qu’étais de naviguer sur le lac de l’indifférence…

Le voyage est long pour gagner le royaume d’amour, il faut attendre que les épis disparaissent, que la voix devienne aussi grave que le cœur, et pour ça les professeurs ne peuvent guère aider leurs élèves, d’une maitresse, plus tard, à l’heure venue, viendra la connaissance de la route à tenir pour gagner la jolie contrée...

 

 

Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : papierlibre
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Jeudi 5 novembre 2009



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Pour les impromptus litteraires

 

  Les feuilles d’automne couvrent la mémoire

de la vieille demoiselle du fond de la cour.

L’amour, pour elle, n’a jamais fait le détour,

aucun secret ne s’abrite dans l’armoire.

 

Les feuilles d’automne dissimulent le présent,

pour laisser au passé un nouvel avenir,

les temps se confondent au gré d’un souvenir,

les années imbriquées sont d’un poids écrasant.

 

Les feuilles d’automne enchevêtrent les années.

Hier est aujourd’hui et n’a pas de demain.

Tout s’est uni pour ne former qu’un seul chemin,

la vieille dame rejoint, là, sa destinée

 

Que jamais ne vienne le temps de l’automne,

qui masque si bien les plaies des étés passés,

Son vent me terrorise, il peut tout casser.

Dieu, que jamais ses feuilles ne me bâillonnent.

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Mercredi 4 novembre 2009



Pour les  impromptus litteraire

Comment parler à cette belle amazone,

Juchée fièrement sur sa tourelle de bois ?

Comment masquer  par des  paroles mon émoi,

et recueillir son regard comme une aumône ?

 

Sa chevelure se mélange au feuillage,

dans un grand tourbillon de nuances fauves.

D’une simple branche elle fait son alcôve.

D’un vieux marronnier elle fait son mouillage.

 

C’est un peu Eve dans son paradis perdu,

Tout s’est tu autour du tumulte du désir.

La contempler est déjà une ode au plaisir,

et Je ne rêve plus que de fruit défendu.

 

D’un regard cette diablesse peut me damner

Mais je demeure muet, comme hypnotisé.

A fleur de  mots je pourrais bien l’apprivoiser,

car moi, je suis prêt à me laisser enchainer.

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Mardi 3 novembre 2009




photos Flickr






Je me trouvais dans ce petit bistrot,  vaincu par l’ennui.

Je sirotais un crème tout en parcourant mon journal et en dégustant une cigarette, assis à une table du bout de  la salle.

Je me laissais porter par le fond sonore des conversations de la clientèle des habitués.

Lorsque la porte s’ouvrit, je n’en crus pas mes yeux, cette apparition n’était pas celle d’une femme mais celle de la féminité.

Elle alla d’une démarche féline jusqu’au bar puis se retourna en dévisageant effrontément  toutes les personnes présentes, lorsque son regard se posa sur moi je n’eus, pour cacher mon trouble, que la ressource de m’accrocher maladroitement à la lecture de mon quotidien.

J’entendis le son de ses talons s’approcher :

-« Donnez-moi du feu Monsieur. » ordonna-t-elle d’une voix voilée et en plantant son regard dans le mien.

Fébrilement,  j’allumais sa cigarette avec mon briquet mais la flamme n’allait pas de si tôt s’éteindre.

Plus que la cigarette mon cœur venait de s’enflammer pour cette inconnue…

 

Par Matheo - Publié dans : Textes
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Lundi 2 novembre 2009

 


Pour la petite fabrique d'écriture.

Hé ! C’est ma branche ! s’écrie le petit pison

Fort courroucé par cette soudaine intrusion.

Dis moi l’emplumé, tu crains donc une invasion,

Du calme je ne suis pas mauvais garçon.

 

Facile à dire, reprend, l’oiseau très fâché

Un chat n’a rien à faire sur mon territoire

Tu peux te choisir un autre promontoire

Mais  tu es là fuste pour m’effaroucher.

 

Tu te méprends sur mes intentions dit le chat

Vois tu j’ai grimpé chez toi pour ton chant

Je suis mélomane et je cours à travers champs

Soyons amis, veux-tu,  je me nomme Sacha

 

Depuis ce jour un chat et un petit oiseau

Font de la musique de façon aimable.

Oui je sais ce récit n’est pas raisonnable,

Pourtant la scène existe au détour d’un roseau…


                              


                                         
Par Matheo - Publié dans : Textes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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